Trois personnes, deux hommes et une femme étaient poursuivis pour avoir allumé un incendie, cet été à Laurens. Ils ont été reconnus coupables de ne pas avoir averti les pompiers. Personne ne sait qui est à l’origine du feu.
Deux hommes et une femme se sont présentés devant le tribunal de Béziers, ce lundi 8 septembre. Ils étaient poursuivis pour avoir allumé un incendie, cet été, le 8 juillet à Laurens, en pleine canicule. Ils ont été condamnés tous les trois à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir appelé les secours. Faute d’éléments, le tribunal n’est pas parvenu à savoir qui avait allumé l’incendie.
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Ils se renvoient les responsabilités du sinistre
Devant le tribunal, un couple à la vie et leur ami de quelques jours. Le couple accuse le troisième homme d’avoir allumé l’incendie et l’ami accuse le compagnon de la jeune femme d’être à l’origine de l’incendie qui, ce 8 juillet, a détruit une trentaine de balles de paille, dans un champ, à Laurens. Le préjudice pour l’agriculteur, qui venait de ramasser sa récolte, s’élève à 800 €.
Heureusement, ce soir-là, les pompiers sont intervenus très vite et ont pu circonscrire les flammes avant que le feu ne prenne de l’ampleur.
Devant les magistrats, les prévenus assurent chacun de leur côté que le feu a été allumé par accident. Puis ils ont fui quand les flammes ont pris de la vigueur en partant dans deux directions opposées. Par chance, des témoins verront les flammes et avertiront les secours. Ces mêmes témoins qui vont donner des informations aux gendarmes et très vite un suspect sera placé en garde à vue. Puis sa compagne le rejoindra à la gendarmerie de Murviel avant que le troisième suspect ne soit arrêté à son domicile de Béziers. Tous s’accordent à dire, et c’est le seul point sur lequel ils avancent la même version, qu’ils étaient ivres le soir des faits. Après les versions divergent. Si en début d’audience, il semble évident que le coupable est bien le compagnon de la jeune femme, ce n’est plus du tout la même chose à la fin des débats.
Le doute s’est installé
La représentante du parquet est elle aussi perplexe : « En préparant cette audience, je ne savais pas. Là, ma conviction est faite même si je me méfie des déclarations de ce couple. » Et elle désigne celui qu’elle pense être l’auteur. « Ce qui me fait changer d’avis, ce sont les déclarations des témoins, mais aussi celle de ce prévenu. Je n’ai pas non plus d’éléments pour accuser le compagnon de madame. C’est pourquoi je vais requérir sa relaxe. »
Elle va requérir deux ans de détention, dont un assorti d’un sursis probatoire de deux ans, à l’encontre du célibataire. Et dix mois contre le couple assortis d’un sursis simple pour la jeune femme et d’un sursis probatoire de deux ans pour son compagnon qui purge une peine de 4 mois de prison. Les trois avocats de la défense vont plaider pour un allègement de la peine, même s’il est acquis qu’ils n’ont rien tenté pour appeler les pompiers
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