Le député LFI de Haute-Garonne François Piquemal part ce samedi 6 septembre pour Gaza, dans le cadre d’une flottille humanitaire internationale. Il sera accompagné d’un urgentiste toulousain et rejoindra Cédric Caubère, le secrétaire départemental de la CGT. Un voyage destiné à lever le blocus humanitaire sur la Palestine.
Le député LFI de Haute-Garonne François Piquemal rejoint Cédric Caubère, le secrétaire département de la CGT sur la nouvelle flottille humanitaire en direction de Gaza avec un seul objectif : lever pacifiquement le blocus sur l’enclave palestinienne.
C’est la plus importante Flotille de la liberté jamais organisée. Plus de 60 bateaux avec à leur bord près de 500 personnes du monde entier ont commencé à converger vers Gaza. Des humanitaires, des militants pacifistes, des médecins et des élus de plusieurs pays, figurent parmi les participants.
🇵🇸Nous partons pour Gaza.
J’ai l’honneur de partir la semaine prochaine avec la Flotille humanitaire pour Gaza.
Je serai accompagné sur notre bateau par le médecin toulousain Khaled Benboutrif.
Point presse demain 06/09 à 9h au marché Saint Cyprien à Toulouse.
1/3 👇 pic.twitter.com/6d9Jj8lKlu— François Piquemal (@FraPiquemal) September 5, 2025
Ce samedi, le député LFI de la Haute-Garonne s’apprête à rejoindre la flottille : « C’est avant tout en tant qu’être humain, que j’ai accepté de participer », témoigne l’élu. « Le génocide en cours actuellement à Gaza fait honte à l’humanité et on ne peut pas laisser faire ».
François Piquemal sera accompagné d’autres militants pacifistes de son département, dont l’urgentiste Khaled ben Boutrif, qui a déjà effectué un séjour à Gaza dans le cadre d’une opération humanitaire. Les deux hommes rejoindront Cédric Caubère, le secrétaire départemental de la CGT en Haute-Garonne.
La CGT de la Haute-Garonne se mobilise pour lever le blocus de gaza, elle a choisi Cédric Caubère, son secrétaire départemental, pour défendre ses valeurs sur la flotille de la Liberté. • © CGT Haute-Garonne
« L’ONU tire le signal d’alarme », explique Cédric Caubère. « On ne peut pas passer à côté de nos responsabilités historiques. Nous nous devons de tenter de lever ce blocus et d’ouvrir un couloir humanitaire à travers cette action totalement pacifiste et non partisane. Nous devons maintenir la pression ».
En marge de cette flottille, des manifestations de soutien se multiplient toutes les semaines, encore ce samedi à Toulouse : « C’est un combat plus global », estime le syndicaliste. « C’est un engagement pour un monde meilleur, qui peut avoir des répercussions en France. Car la logique est la même avec bien sûr des intensités différentes ».
🇵🇸 Au côté de ±20 organisations, le Secours Rouge Toulouse appelle à manifester ce samedi 6 septembre dès 14H au départ de Matabiau contre le génocide à Gaza, mais aussi pour dénoncer la complicité de l’impérialisme français et exiger la libération des personnes réprimées. pic.twitter.com/B4h4NmBX5B
— Secours Rouge Toulouse (@SecoursRougeT) September 5, 2025
Du côté politique les choses évoluent aussi. Emmanuel Macron a annoncé vouloir reconnaître l’Etat de Palestine, provoquant la colère du gouvernement israélien : « Le président a avancé parce que la mobilisation des citoyens est forte et qu’elle se poursuit », fait remarquer François Piquemal. « De toute façon, avant même que tous ces bateaux ne soient en route, le gouvernement israélien se marginalise, au point de vouloir fermer le consulat français à Jérusalem », rajoute Cédric Caubère.
« Toulouse a été une terre d’accueil pour les réfugiés espagnols, l’histoire devra pouvoir se rappeler que ses enfants se sont mobilisés pour venir en aide aux Gazaouis », conclut François Piquemal. « Moi au moins j’aurai eu le courage de mes idées ».
Interception du navire humanitaire « Madleen » : huit des douze passagers sont toujours détenus en Israël, annonce l’organisation Coalition pour la flottille de la libertéhttps://t.co/WyZ6c7qmsP
— franceinfo (@franceinfo) June 11, 2025
Dans l’espoir de mener à bien cette nouvelle opération, les bateaux vont prendre le départ à Barcelone, Marseille, Catane, Tunis et en Grèce. « On a l’expérience des luttes sociales », affirme Cédric Caubère. « Grâce à la mobilisation citoyenne, on a réussi à faire libérer Georges Ibrahim Abdallah, le plus vieux prisonnier de France, alors on garde l’espoir que cette nouvelle mobilisation aboutisse ».
Resta à savoir si cette nouvelle flottille pour la paix fera plier le gouvernement de Benyamin Netanayou. Lors de la précédente, les militants pacifistes avaient été interceptés par l’armée israélienne avant même d’avoir pu accoster et avaient été renvoyés.
a annoncé ce samedi 6 septembre son départ imminent pour Gaza, dans le cadre d’une flottille humanitaire internationale. Il sera accompagné du médecin toulousain
Un engagement assumé. Ce vendredi 5 septembre, le député LFI de Haute-Garonne François Piquemal a annoncé son départ imminent pour Gaza, dans le cadre d’une flottille humanitaire internationale. Il sera accompagné par le médecin toulousain Khaled Ben Boutrif.
« J’ai décidé, en tant que député, de partir avec la flottille. On m’a proposé de rejoindre l’initiative, et tout s’est organisé très vite », a indiqué l’élu, qui souhaite porter un message clair : « faire respecter le droit international, mettre fin au blocus humanitaire et œuvrer pour la paix ».
« C’est notre devoir d’humanité »
Présentée comme la plus importante jamais organisée, la Flottille de la Liberté compte plus de 60 bateaux et plus de 500 personnes, selon les organisateurs. Parmi les participants, des humanitaires, des militants pacifistes, des médecins et des élus de plusieurs pays.
Le candidat à l’élection municipale de 2026 à Toulouse y voit un signal fort : « C’est une action pacifique, conforme au droit international. Nous transporterons de l’aide médicale, des systèmes pour rendre l’eau potable et du lait pour les nourrissons ».
Ce n’est pas la première fois que François Piquemal s’engage pour la cause palestinienne et milite pour la paix entre les peuples. Il s’était déjà rendu en Palestine en 2016, puis avait participé à une délégation parlementaire à Rafah en 2024.
Très attaché à Toulouse, l’élu tient à inscrire son engagement dans la tradition humaniste de la Ville rose. « Je suis fier de représenter la tradition d’accueil, d’hospitalité et d’antifascisme que notre ville incarne depuis longtemps, notamment lors de l’accueil des Républicains espagnols ».
Avant de partir, le parlementaire glissera dans ses bagages un symbole fort : une branche d’olivier, qu’il remettra une fois arrivé. Depuis plusieurs mois, de nombreuses mobilisations ont eu lieu à Toulouse en solidarité avec Gaza.
Cette semaine, son amie et ancienne maire de Barcelone Ada Colau a elle aussi pris la mer dans une autre section de la flottille. Une mobilisation coordonnée, qui espère peser face au silence international et aux obstacles diplomatiques…
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