Accompagné d’une cuadrilla 100 % française, Christian Parejo affrontait, ce samedi 30 août, quatre toros en solitaire, lors d’une corrida Goyesque, hommage à la tauromachie hexagonale.
Cette corrida du samedi 30 août, à Boujan-sur-Libron, fut un succès à deux égards : tout d’abord dans les tribunes, les arènes boujanaise ayant fait le plein pour ce retour de la Feria des Vendanges, un signe encourageant pour inscrire cette date dans la durée sur le calendrier taurin.
Cette réussite est à mettre au crédit des organisateurs, Thomas Cerqueira et le club taurin de Boujan “le Poulpe”, qui ont mis les petits plats dans les grands avec drapeaux français, cocarde au centre de la piste et une touche de glamour pour annoncer les toros en piste.
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Cinq trophées glanés
Ce fut ensuite et surtout un succès en piste. Christian Parejo a réussi une après-midi pleine en récoltant cinq trophées. Il a fait étalage de ses qualités habituelles de sérieux et de courage, en y ajoutant variété et notes artistiques dans un décorum propice.
Son premier toro, un Virgen Maria bas et fort en tête, fut le meilleur de la course. Le brave embista à droite, comme à gauche, en faisant “l’avion” et le maestro put enchaîner les séries et faire monter l’ambiance. Parejo dut s’y reprendre à deux fois et user du descabello pour conclure : une oreille fut accordée par la présidence.
Une épée fulgurante
Le second toro était un Jalabert au trapio imposant et Parejo brilla par son toréo à la cape : accueil un genou à terre, suivi de deux chicuelinas et un quite par tafarellas.
Le toro s’arrêta rapidement à la muleta et Parejo dû se coller à lui et lutter pour lui arracher les passes. Conclusion d’une épée fulgurante et une oreille.
Accrochage sans gravité
Le numéro 3 était un Margé très armé mais qui s’est lui aussi très rapidement arrêté. Le temps pour le maestro de débuter par cambiadas au centre de la piste et de tirer trois séries. La suite fut plus poussive et une oreille vint récompenser les efforts de Parejo.
Le dernier toro, un Garcigrande, remplaçant un Margé blessé lors de l’embarquement, fut celui qui permit à Christian Parejo de s’exprimer le plus : de la douceur dans la charge que lui rendait parfaitement le maestro dans sa faena.
Un accrochage sans gravité fit monter l’ambiance d’un cran. Après une épée d’effet instantané, Parejo put brandir deux oreilles pour conclure cette belle après-midi.
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