Dans un stade Raoul-Barrière très bien garni, face à Béziers ce mardi soir, le Racing Club Narbonnais a réalisé une bonne heure de jeu, avant de craquer dans le dernier quart d’heure (35-13). La préparation arrive maintenant à son terme, le vendredi 22 août (19 h), les Audois se déplacent à Massy pour le début du championnat.
Dans dix jours, le Racing Club Narbonnais a rendez-vous à Massy pour ouvrir la saison de Nationale. Et surtout lancer sa nouvelle ère pour de vrai, pas simplement pour du beurre. Parce qu’à Aurillac, les Audois avaient réalisé une première revue d’effectif, et une gifle avait été reçue dans le Cantal (57-12). Mais ce mardi soir, en terre héraultaise, chez le meilleur ennemi biterrois, il n’était pas simplement question d’un match de préparation, un amical banal.
Une première mi-temps dans le rythme
D’abord, parce que ces Béziers – Narbonne ont toujours une saveur particulière. Encore plus devant 12 128 spectateurs, en plein mois d’août. Surtout, parce que le Racing se devait de prendre de la confiance, de l’assurance et de se mettre en mode compétition. Pour ce faire, le manager Jacques Delmas avait envoyé ce qui pouvait ressembler à une équipe type dès le coup d’envoi. Bien sûr, le capitaine Paul Belzons manquait encore à l’appel, tout comme le deuxième ligne Leva Fifita (sélection), le demi de mêlée Cameron Wright, le trois-quarts Branden Holder, ainsi que l’ailier Pierre-Hugo Ducom. Mais les orange et noir faisaient, à Raoul-Barrière, avec le retour de nombreux cadres et des titulaires en puissance pour cette saison 2025-2026.
La première mi-temps va montrer de meilleurs signes. Le Racing ne va encaisser que deux essais, le premier sur un manque de replacement et un joli débordement avec l’essai d’un ex, Baptiste Abescat (7-0, 6e). Le deuxième interviendra à la suite d’une première vague de changements, et tout en puissance.
En revanche, Narbonne va aplatir un essai à la suite d’une magnifique combinaison en touche entre Mattéo Lalanne et Clément Esteriola (7-7, 9e). Comme motif de satisfaction, le staff du Racing peut retenir cette séquence défensive autour de la demi-heure, où les Biterrois n’ont pas réussi à terminer l’action en terre promise (31e). La conquête a également été en réussite, notamment la touche. Mais Jacques Delmas, depuis le haut de la tribune d’honneur, va montrer son agacement sur les nombreuses maladresses, mésententes et surtout des gestes trop compliqués. « Jouons simple », va répéter le manager orange et noir à plusieurs reprises.
Je ne m’affole pas.
Huit changements à la mi-temps, et voici un Racing tout neuf pour cette deuxième mi-temps. De la fraîcheur, des intentions, du défi physique – notamment avec un Franklin Pelé explosif – et un peu plus de possession surtout. Mais il y a toujours des scories pour empêcher cette équipe de mettre en place son jeu, d’aller encore plus loin dans ses pensées.
Mais le Racing va craquer à trois reprises dans le dernier quart d’heure. D’abord, après une très longue séquence défensive à quelques encablures de l’en-but (21-13, 68e). Puis, sur une action de classe de Béziers (28-13, 72e). Et enfin, sur une relance en solitaire de Kuruisaqila (35-13, 78e).
« Je ne m’affole pas. C’est le scénario que nous attendions avec les changements prévus. Nous voulions se jauger sur 50 minutes, et nous avons été présents en conquête et en défense. Le score ne reflète pas le match. C’est beaucoup plus rassurant que la partie à Aurillac », a réagi à chaud le manager narbonnais Jacques Delmas.
Place à quelques jours de régénération pour les Racingmen, avant de rentrer pour une semaine complète… de match. Me vendredi 22 août arrive vite, comme ce premier match de la saison à Massy.
Article paru en premier sur L’Indépendanthttps://www.lindependant.fr/2025/08/12/rugby-nationale-a-dix-jours-du-debut-du-championnat-le-racing-club-narbonnais-se-veut-rassurant-malgre-un-score-lourd-12872834.php
. Toute l’actualité de Béziers à suivre sur www.lindependant.fr
