Cet homme de 30 ans, habitant de Florensac, entre Montpellier et Béziers, a reconnu avoir allumé des dizaines de petits feux pendant cinq nuits entre fin juin et début juillet. Le Tribunal judiciaire de Montpellier a retenu une altération du discernement.
Une condamnation qui résonne en cet été 2025 marqué par les feux de forêts dans le sud de la France. Un pyromane de 30 ans a été condamné ce lundi soir à deux ans de prison avec sursis par le tribunal judiciaire de Montpellier. Il a reconnu être à l’origine de dizaines de départs de feux dans le secteur de Clermont-l’Hérault, entre le 24 juin et le 5 juillet derniers. Les incendies n’avaient pas pris d’ampleur trop importante grâce à l’intervention rapide des pompiers (6.000m² au total).
Le prévenu allumait ces incendies souvent le week-end et la nuit, lorsqu’il se rendait chez ses parents au Pouget. Les départs de feux concernent trois communes : Le Pouget, Vendémian et Puilacher. Ce pyromane se dit atteint de pulsions en raison de problèmes personnels, de couple et avec ses parents. Il est sous curatelle renforcée depuis sept ans.
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« Je ne pouvais plus m’arrêter »
À la barre, il reconnaît sans hésiter tous les départs de feux qu’énonce la présidente. Il détaille même comment il s’y prenait, en voiture, il s’arrêtait tous les 200m sur un chemin, sortait son briquet puis repartait sans appeler les pompiers. Et il pouvait en allumer jusqu’à dix par nuit.
Le procureur s’interroge. « Vous n’avez pas la télé, les réseaux sociaux ? Vous ne savez ce que ça peut provoquer comme dégâts ? »
– Si je sais, mais je ne pouvais plus m’arrêter.
– Il a donc fallu que les gendarmes vous attrapent, sinon vous auriez continué !?
– Non non, sur le dernier feu, le plus gros, je me suis dit ‘j’arrête’. J’ai tellement honte pour moi et pour ma famille ».
Altération du discernement
L’accusé a d’ailleurs lui-même pris l’initiative de consulter un psychiatre après cet épisode. Ses parents assurent qu’il n’a jamais été fasciné par le feu, son casier judiciaire est d’ailleurs vierge. L’expertise psychiatrique ordonnée par la justice a conclu à une « absence de maladie psychiatrique » mais à un « comportement hyperactif » et surtout à une « altération du discernement » sur la période des faits reprochés en raison de secousses dans sa vie personnelle.
En plus des deux ans de prison avec sursis, il a été condamné à l’obligation de suivre des soins psychiatriques et l’interdiction de paraître à Vendémian, Puilacher et Le Pouget.
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