Arrivé dès le 3 juillet à Clermont, Harry Plummer s’intègre à vitesse grand V dans l’effectif des Jaunards. Pour sa première séance face aux supporters de l’ASM, l’ouvreur néo-zélandais a commencé à prendre ses marques sur la pelouse.
Harry, comment se passe votre intégration au sein de l’ASM ?
C’est incroyable, je suis arrivé très tôt, au début du mois de juillet, cela m’a permis de rencontrer quelques-uns de mes coéquipiers en avance, notamment les Espoirs et les autres recrues. La séance du jour était très dure, il faisait assez chaud, mais il faut passer par là pour être performant, je suis dans une bonne équipe et c’est le plus important.
Y a-t-il une différence de préparation physique entre vos premiers jours passés en Auvergne et vos années chez les Auckland Blues ?
Toutes les pré-saisons sont difficiles physiquement, il sait souvent chaud, et celle-ci, ma première à Clermont, est dans cet esprit (rires). La saison sera très longue donc les préparateurs physiques font le nécessaire pour qu’on soit bien en forme et cela me convient bien !
Vous avez commencé à apprendre le français il y a quelques semaines. En quoi est-ce important pour vous ?
J’ai fait quelques exercices en Nouvelle-Zélande, mais ici tout est différent ! Je dois apprendre très vite de par mon poste, où je dois beaucoup communiquer, mais également pour comprendre les réunions ou les séances vidéo plus facilement. Mais je ne me fais pas de souci sur ce point, les joueurs et le staff sont géniaux avec moi.
Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Clermont ?
C’est un club historique. C’est la première chose qui m’a sautée aux yeux, avec le soutien massif des supporters. Je trouve cela fou qu’ils soient autant un mardi d’été juste pour venir nous voir. C’est extrêmement excitant. C’est un énorme défi pour moi, tant au niveau de la langue, de la culture et du rugby.
Avez-vous discuté de votre choix avec Vern Cotter, votre entraîneur aux Blues et manager légendaire de l’ASM (2006-2014) ?
Bien sûr. Après la saison, on a bu un verre ensemble, il m’a expliqué à quel point la ferveur était incroyable ici et l’histoire de l’ASM. Il m’a expliqué ce que j’avais à faire, en embrassant la culture de ce club. Clermont est un club avec la réputation d’être très travailleur, ce ne sera pas facile, je le sais, mais je suis impatient d’apprendre.
Avant d’arriver à Clermont, connaissiez-vous quelques-uns de vos futurs partenaires ?
Oui, notamment George Moala. On avait passé quelques mois ensemble avant qu’il ne quitte le Super Rugby. C’était sympa de le retrouver et de se reconnecter ensemble. Il y a aussi Alex Newsome, Irae Simone et Rob Simmons contre lesquels j’ai joué.
Le numéro 10 est un poste chargé d’histoire à Clermont, les attentes sont grandes à votre égard. Comment gérez-vous cette pression ?
C’est excitant, et c’est un très grand défi. Effectivement, beaucoup de grands joueurs ont porté ce maillot, je pense bien sûr à Brock James et Benjamin Urdapilleta, entre autres. Comme je le disais, ce ne sera pas simple, mais je suis impatient de jouer avec ce maillot.
Le jeu du Top 14 est très différent de celui du Super Rugby, à quoi vous attendez-vous ?
La dimension physique sera clé, j’ai pu le voir dès ce premier jour de l’intersaison avec beaucoup d’exercices physiques, avec notamment des avants impressionnants ! Mais j’aime cette dimension.
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