La résidence inclusive Le Jardin d’Evariste, destinée aux personnes en situation de handicap vieillissantes, a ouvert ses portes au début du mois. L’inauguration s’est tenue ce mardi 22 juillet, organisée par l’association Thierry-Albouy et le bailleur social La Cité Jardins. Un projet qu’ils portent conjointement.
« Je salue ce projet de vie sociale et de partage qui va permettre aux résidents d’être autonomes, dans un environnement sécurisé et bienveillant. Ici, ils sont entourés mais pas étouffés pour être au mieux dans leur nouvelle vie« , s’est exprimé Jacques Lucbéreilh, le sous-préfet de Béziers, lors de l’inauguration.
Ce mardi 22 juillet, l’association Thierry-Albouy et l’entreprise sociale de l’habitat, La Cité Jardins, ont inauguré la résidence Le Jardin d’Evariste, située au 12 rue d’Evariste-Galois à Béziers, en présence du sous-préfet et de Georgia de Saint-Pierre, adjointe au maire de Béziers en charge des aînés et du handicap. Une inauguration qui a la chance de se dérouler plus tôt que prévu, après un chantier particulièrement rapide. « La construction a été livrée avec deux mois d’avance, c’est assez rare ! », sourit fièrement Emile Noyer, président de La Cité Jardins, maître d’ouvrage.
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Les premiers résidents déjà arrivés
Depuis le 1er juillet, les premiers résidents ont emménagé, dont dix personnes accompagnées par l’association. « On est bien. C’est calme et il y a des voisins sympas », affirme Géraldine, résidente depuis bientôt un mois. Au total, ce sont 30 personnes en situation de handicap, vieillissantes, actives ou retraitées, qui investiront les lieux, au sein de 24 T1 et 6 T2. « C’est l’occasion de rencontrer des personnes extérieures », dit Françoise Arnaud-Rossignol, la présidente de l’association Thierry-Albouy, en riant.
Chaque appartement, prévu pour être fonctionnel, dispose d’un accès privatif à un balcon ou une loggia. Les habitants partageront aussi des espaces de convivialité, en particulier la salle commune de 50 m2, prévue à cet effet. Elle accueillera notamment un animateur à partir de janvier, pour l’aide à la vie partagée.
« L’Ehpad, ce n’est pas forcément justifié à 65 ans »
Forte de plusieurs établissements sur la ville – foyers de vie et d’hébergement, Esat (service d’aide par le travail) – ce nouveau projet, pensé depuis une quinzaine d’années par l’association, s’est concrétisé en 2019, lorsqu’elle a passé un bail à construction sur 72 ans avec l’entreprise sociale de l’habitat, La Cité Jardins. Construite sur un terrain appartenant à Thierry Albouy et situé juste à côté de ses locaux, cette résidence s’inscrit comme une solution pour les personnes handicapées vieillissantes.
« On a fait le constat que quand ces personnes arrivent à la retraite, elles n’ont pas beaucoup de solutions. La seule option, c’était l’Ehpad, mais ce n’est pas forcément justifié à 65 ans », appuie Séverine Clerc, la directrice de Thierry-Albouy. « Ici, certaines personnes qui vivent dans le foyer d’hébergement travaillent à l’Esat. Mais quand elles quittent l’Esat, à la retraite, elles sont obligées de quitter le foyer. Pour nous, l’Ehpad n’était pas une solution convenable pour le public qu’on accueille. » Une résidence qui offre ainsi une continuité dans le parcours de vie des personnes handicapées.
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