Après avoir fait mieux que rivaliser en première mi-temps, les Bleus on craqué après la pause et s’inclinent (29 à 19) face aux All Blacks. Les hommes de Fabien Galthié rentrent en France sans avoir réussi à créer l’exploit en Nouvelle-Zélande.
On y a cru, oui. Longtemps. À Hamilton, les Bleus ont tenu tête au monstre noir avec courage et orgueil. Pendant près d’une heure, ils ont plaqué, harcelé, défié les All Blacks sur leur propre terre. On a vu une équipe de France résistante, solidaire, souvent dominante. On a rêvé d’un exploit. Mais comme lors des deux premiers tests, la marche fut finalement trop haute. Au fil des minutes, la lucidité s’est effilochée, les fautes ont coûté cher et la Nouvelle-Zélande a fini par imposer sa loi. Trois matchs, trois défaites mais pourtant, une promesse : celle d’une jeunesse française qui n’a pas fui le combat. Et qui demain, pourrait bien le gagner…
Malgré une bonne entame et une défense héroïque, les Bleus ont cédé pour la troisième fois en trois tests contre les Néo-Zélandais. Fabien Galthié et ses hommes auront mis toute la bonne volonté du monde, mais rentrent en France sans succès \ud83d\ude22 pic.twitter.com/0RveZP9VNJ
— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) July 19, 2025
Mais ce match, alors ? Après un bon maul pénétrant, Nolann Le Garrec se faufilait dans la défense néo-zélandaise et marquait le premier essai du match, qu’il transformait d’ailleurs lui-même. Malgré un contre exploité dans la foulée par le très véloce Will Jordan (42 essais en 44 sélections), les Bleus gardaient le cap et accentuaient leur avantage, grâce à drop d’Antoine Hastoy. Sur le terrain, les avants tricolores dominaient chacun des impacts et à ce jeu-là, le colosse Mickaël Guillard semblait même jouer aux quilles avec ses vis-à-vis néo-zélandais. La guerre du sol tournait elle aussi à l’avantage des visiteurs, Pierre Bourgarit et Alexandre Fischer (21 plaquages en première période !) se donnant corps et âme pour découper du kiwi, ralentir les libérations adverses ou jouer les pickpockets.
Les All Blacks, vous dîtes ? Après avoir opéré dix changements dans leur XV de départ, les coéquipiers d’Ardie Savea manquaient indéniablement d’automatismes, égaraient des ballons en route et accusaient d’importants retards au soutien. Peu avant la mi-temps, le trois-quart centre Anton Lienert-Brown échappait pourtant au plaquage de Léo Barré pour aplatir le deuxième essai néo-zélandais.
Léo Barré méconnaissable
Au retour des vestiaires, les Tout Noir revenaient néanmoins avec d’autres intentions et, plus agressifs sur les zones de combat, poussaient les coéquipiers de Gaël Fickou à commettre des fautes. Sur un coup de pied à suivre de Damian McKenzie, l’arrière tricolore Léo Barré, méconnaissable depuis qu’il a posé le pied en Nouvelle-Zélande, perdait le contrôle de la balle et, dans l’en-but, le flanker Du Plessis Kirifi récupérait le précieux pour aplatir. Derrière ça, les Bleus ne reverraient quasiment plus le ballon. Plus forts en mêlée et assis sur un banc de touche largement supérieur à celui des Français, les All Blacks ne quitteraient plus le camp adverse et remporteraient logiquement leur troisième rendez-vous face à face au XV de France.
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