Très vite menés par des Blacks survoltés, les Bleus n’ont jamais réussi à véritablement entrer dans cette rencontre et s’inclinent lourdement (43-17). Après un premier match en demi-teinte, les Néo-Zélandais n’ont cette fois pas laissé les Français respirer.
Avouons-le, désormais : le premier test, perdu d’un rien la semaine dernière à Dunedin (31-27), nous avait laissé penser que cette équipe de France de réservistes serait peut-être en mesure de créer l’exploit, en Nouvelle-Zélande. On s’était laissé porter, malgré nous, par cette mélodie jouée au bout du monde et qui voulait que les All Blacks n’aient plus le réservoir de jadis, pleurent leur rugby d’antan et, pris un par un, auraient finalement bien du mal à se faire une place en Top 14. Tout ça était évidemment un ramassis de conneries, un leurre, un piège, un immonde chant des sirènes et ce samedi, dans ce stade rond comme un ballon et sous les bourrasques de Wellington, les vice-champions du monde se sont dignement agacés et, comme sac de frappe, ont songé que cette équipe de France ferait finalement bien l’affaire. Car dans la capitale néo-zélandaise, les Bleus ont été fessés, culs nuls, par une équipe revancharde et ayant partiellement gommé les errements du premier test…
Très vite menés, les Bleus n’ont jamais réussi à véritablement entrer dans cette rencontre et s’inclinent lourdement. Après un premier match en demi-teinte, les Néo-Zélandais n’ont cette fois pas laissé les Français respirer.
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En début de match et à l’issue d’une touche, les Français s’oubliaient totalement dans le côté fermé et leurs adversaires en profitaient aussitôt : Ardie Savea trouvait Cameron Roigard le long de la ligne ; le demi de mêlée des Hurricanes accélérait sur quarante mètres et aplatissait le premier essai de la rencontre. Une poignée de minutes plus tard, Savea, toujours lui, était à la conclusion d’une pénaltouche consécutive à la deuxième faute de Baptiste Erdocio, le jeune pilier basque. Les All Blacks, faciles et décomplexés, accéléraient encore après un carton jaune infligé à Joshua Brennan, coupable d’un plaquage dangereux sur Jordie Barrett : largement supérieurs dans les duels, profitant aussi des largesses de la défense française en général et des plaquages manqués par Joris Segonds en particulier, les locaux empilaient un, puis deux essais avant la mi-temps…
Sauver l’honneur à Hamilton
À 29-3 à la pause, on mettait déjà tous un voile pudique sur cette rencontre à oublier : parce qu’après quarante minutes de très modeste facture de la part des Français, le sort de ce match était évidemment scellé et celui de la tournée, itou. Les All Blacks, désormais vainqueurs des deux premiers tests d’une série en comptant trois, venaient de confirmer face aux 30 000 spectateurs du Sky Stadium ce que l’on avait imaginé au crépuscule du premier test, à savoir que les Tout Noir étaient en rodage à Dunedin et qu’au fil des semaines, les hommes de Scott Robertson monteront évidemment encore en régime. Le but ? Débarquer pleine bourre en septembre, soit au moment précis où les Springboks poseront le pied à l’Eden Park d’Auckland avec, autour de la taille, leur ceinture de champion du monde.
Si les Bleus ne gagneront donc pas la série de tests en Nouvelle-Zélande, il leur reste en revanche un honneur à sauver. Pour tenter de rivaliser avec les All Blacks la semaine prochaine, Fabien Galthié devrait opter à Hamilton, samedi soir, pour un mix des deux premières équipes alignées jusqu’ici : à ce titre, Gaël Fickou, Gabin Villière, Alexandre Fischer, Hugo Auradou ou encore Mickaël Guillard, très bons lors du premier match, sont tous attendus dans le 15 majeur tricolore, pour l’ultime round de la série.
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