À l’appel du syndicat FO Justice, la prison de Béziers a été bloquée ce vendredi 13 juin dès 5 h 30. Les surveillants manifestent contre la surpopulation carcérale, le manque d’effectifs et l’absence de réponse de la hiérarchie.
La chaleur monte à Béziers. Et ce n’est pas une question de météo. Non, la température monte au cœur du centre pénitentiaire biterrois. En cause, la surpopulation, le manque d’écoute… Depuis 5 h 30, le centre pénitentiaire du Gasquinoy n’est plus accessible et les premiers parloirs ne seront pas autorisés.
Le centre pénitentiaire de Beziers est bloqué ce vendredi 13 juin. Jordan Kauffman du syndicat Fo en explique la raison pic.twitter.com/dUOP52Yjuz
— Amarger Jean-Pierre (@jpa_midilibre) June 13, 2025
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« Il ne nous reste plus que l’action »
« Quand le dialogue est ignoré, il ne nous reste plus que l’action », explique Jordan Kauffmann, le représentant FO des surveillants de la prison de Béziers. « Ce matin, il y aura un retard d’appel. Nous en avons ras le bol. Ce dernier est profond et légitime. Ce n’est pas un simple coup de colère. »
« Cela fait des mois que nous expliquons que nous manquons d’effectifs, que notre sécurité est en jeu face à une surpopulation carcérale qui ne cesse de s’accroître, poursuit-il. Il y a une vraie fatigue psychologique. Face à tout cela, il n’y a pas de dialogue avec notre administration et nous venons d’apprendre que l’on va nous imposer une mutuelle moins performante. C’en est trop. »
Les agents attendent des recrutements en nombre
Ce blocage de la prison biterroise, qui est l’une des plus importantes de France, se veut un cri d’alerte, une exigence de respect et une mise en lumière de la réalité du terrain. Si les surveillants pensent à eux, ils veulent aussi que l’on prenne en compte la surpopulation des détenus, synonyme de tensions.
Les surveillants exigent des recrutements en nombre. Une reconnaissance réelle de l’engagement des personnels et des conditions de travail dignes de ce que l’on peut attendre dans pareille administration. « Ce blocage est la conséquence directe de l’inaction de l’administration, assure Jordan Kauffmann du syndicat FO Justice CP Béziers. Nous continuerons à faire entendre notre voix tant qu’elle sera ignorée. »
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