Depuis ce jeudi matin, la baignade est à nouveau autorisée, sans risques sanitaires, entre Palavas, Carnon et La Grande-Motte. Les plages avaient été interdites mardi à cause d’une pollution du littoral aux matières fécales découverte quelques jours plus tôt, lors d’analyses de routine.
Les premières analyses ont été réalisées le 30 mai et elles ont mis en évidence une pollution de l’eau de mer à la bactérie E. coli. Une concentration anormale de matière fécale. Dans la foulée, la baignade a été interdite sur 17 kilomètres de plages entre La Grande-Motte et Palavas.
Mais les arrêtés n’ont été placardés sur site que le mardi 3 juin. Soit, 4 jours plus tard, après le week-end, sans plus d’annonces ou de publicité, à l’exception de la présence sur certaines plages de la police municipale.
Les baigneurs, dans cette zone, ont donc profité d’une eau potentiellement contaminante durant 2 à 3 jours.
Les premiers symptômes surviennent en moyenne 3 à 4 jours après ingestion de la bactérie par voie orale ou nasale et sont gastro-intestinaux : vomissements, crampes abdominales et diarrhée initialement aqueuse puis sanglante. Les patients présentent peu ou pas de fièvre. Il peut aussi y avoir développement d’infections cutanées, d’otites ou de conjonctivites.
Très rapidement, mercredi, de nouvelles analyses ont été effectuées en début de semaine par l’Agence Régionale de Santé Occitanie et ce jeudi matin, nous apprenons officiellement qu’il n’y a plus de pollution, que le taux de bactéries Escherichia coli est repassé sous le seuil d’alerte.
Les plages rouvrent et la baignade est à nouveau autorisée. Reste toutefois à retirer les barrières et panneaux en bord de mer.
Ouf, une bonne nouvelle à la veille d’un long pont de 3 jours pour la Pentecôte.
Hérault – 17km de littoral interdits à la baignade entre La Grande-Motte et Palavas à cause d’une pollution aux E. Coli – 5 juin 2025. • © FTV A.Duffaud
D’où vient cette contamination de l’eau de mer, si tôt dans la saison. Elle a d’ailleurs surpris tout le monde. Faisant même penser au maire de Palavas, qu’il pouvait y avoir une erreur dans les résultats.
Habituellement, des bactéries E. coli en grand nombre surviennent en plein été, avec l’afflux de touristes, une météo et une mer très chaudes associées à un manque de vent et de courant marin vers le large. Quand il y a dans l’eau de mer un apport anormal en nutriments. Mais là, rien de tout cela.
La pollution peut aussi se déclencher après un épisode orageux, de fortes pluies ou des inondations entraînant la saturation et des dysfonctionnements des stations d’épuration alentour.
Autre possibilité, un bateau ayant vidangé ses eaux grises et usées, près du littoral.
