Des centaines de fêtards se sont installés dans la nuit de vendredi 16 à samedi 17 mai 2025, sur un terrain domanial entre Hérault et Tarn. Une situation qui exaspère habitants et élus.
La condamnation de trois organisateurs de rave party par le tribunal de Béziers en début de semaine ne semble pas dissuader les fêtards. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans les Hauts Cantons, entre Hérault et Tarn, dans la nuit de ce vendredi 16 à ce samedi 17 mai. Une situation qui exaspère les habitants des communes voisines mais également les élus.
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Saisir les parlementaires et lancer une réflexion nationale
« Plus encore que les nuisances sonores ou les éventuelles dégradations nous craignons un drame dans ce type de rassemblement non déclaré« , expose le maire de Castanet-le-Haut, Max Alliés sur l’antenne ICI Hérault, ce dimanche 18 mai. Il explique qu’il fait régulièrement face à ce type d’évènement illégal. « Nous avons tenté de bloquer les accès à l’aide de pierre et de blocs de béton avec mon homologue de Murat-sur-Vèbre dans le Tarn. Mais c’est le jeu du chat et de la souris, et une fois qu’ils sont plusieurs centaines c’est difficile de les déloger« , souligne l’édile héraultais. Il ajoute : « c’est le grand classique qu’on connaît depuis maintenant plusieurs années« .
Le maire estime qu’ils sont environ 400 à s’être installés sur un terrain domanial en toute illégalité. La gendarmerie est d’ailleurs sur place. « Souvent les organisateurs sont inconnus et sont originaires d’autres pays européens« , lance Max Alliés. Selon lui, les autres pays de la communauté pourraient être plus sévères face à ce type d’évènement et donc les organisateurs se rabattent sur la France. Le maire de Castanet-le-Haut interpelle donc les parlementaires français : « il faudrait se poser la question de façon nationale parce que le risque c’est qu’un jour se produise un drame« .
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