« C’est un constat et un cri d’alarme » : incivilités, stationnement… la création d’une police intercommunale divise dans cette petite commune d’Occitanie

Le syndicat du Rivesaltais et de l’Agly, dans les Pyrénées-Orientales, propose la création d’une police intercommunale. Une solution pour renforcer la lutte contre les petites incivilités, pour lesquelles la gendarmerie peine à intervenir. Mais l’idée fait grincer des dents certains élus. Exemple à Opoul-Périllos.

Société

De la vie quotidienne aux grands enjeux, découvrez les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.

Découvrir La Tenue des Pros
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter « Société ». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

En cinq ans, le calme village d’Opoul-Périllos a vu sa population presque tripler. Et avec cette hausse de population, les petites incivilités ont augmenté au quotidien. Souvent, le maire est appelé à la rescousse. Et c’est beaucoup trop lourd à porter pour l’élu, qui espère la mise en place d’une police intercommunale, comme récemment proposé.

« La gendarmerie est là, bien sûr, pour nous aider. Mais tous les problèmes qui concernent le vivre-ensemble, les incivilités, les décharges sauvages, la vitesse, le stationnement… je ne peux pas régler cela tout seul. C’est un constat et un cri d’alarme. Sinon je ne dors plus le week-end« , confie Patrick Sarda, Maire d’Opoul-Périllos (SE).

Mais pour un élu d’opposition rencontré par France 3 Occitanie, une police intercommunale reviendrait à payer deux fois un service de forces de l’ordre. Même si son coût serait partagé entre plusieurs communes, « c’est impensable » selon lui, à l’heure où les mairies font déjà face à des difficultés financières.

PLUS INFO  Un couple de retraités violemment agressé au village naturiste du Cap d'Agde

« Déjà, il y a une Gendarmerie et la Police nationale que nous payons par nos impôts et dont le rôle est de garantir la sécurité des citoyens. Donc, on rajoute une police intercommunale qui sera payée par la commune, au détriment des investissements de celle-ci. De toute manière, il faut que les services de gendarmerie et de police soient renforcés. Puisqu’il y a de l’argent au niveau intercommunal, je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas au niveau national », exprime Daniel Drouillard, élu d’opposition à la mairie d’Opoul-Périllos (LFI).

Après une phase d’étude pour déterminer le coût et le fonctionnement de cette police, il sera proposé aux 17 communes de voter pour cette nouvelle compétence. Onze villes pourraient l’adopter.

Écrit avec MArie Boscher. 

Source

S'inscrire

spot_imgspot_img

A découvrir aussi
Toute l'info à Béziers

« Il ne faut surtout pas être souffrant plus de trois jours » : cette commune du littoral instaure le stationnement gratuit mais fait la guerre...

La mairie de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) a instauré la gratuité sur une grande partie des stationnements de la ville tout au long de l'année. Certains secteurs restent payants pour la saison estivale. Depuis le 15 juin 2026, une surveillance accrue a été mise en place pour empêcher les voitures de stationner plus de 72h au même endroit.

« Trafic de stupéfiants qui sévit dans le quartier »

Ce jeudi, Robert Ménard et les forces de l’ordre sont allés à la rencontre des commerçants et des riverains de...

L’article « Trafic de stupéfiants qui sévit dans le quartier » est apparu en premier sur Le Petit Journal.

« Un honneur dont je ne mesure pas le privilège » : des lycéens de Sérignan au Panthéon pour l’entrée du héros Marc Bloch

Marc et Simonne Bloch ont fait leur entrée au Panthéon à Paris, ce mardi 23 juin 2026. Cette cérémonie officielle de panthéonisation, marquée par la présence de sept lycéens de Sérignan, consacre l’héritage civique et...

21 familles suspectées de vivre du trafic de stupéfiants dans les HLM à Béziers

Plus de 130 policiers sont mobilisés depuis ce lundi dans le quartier de la Devéze à Béziers, à l'occasion d'une opération d'envergure contre le trafic de stupéfiants. Robert Ménard, le maire, se dit impuissant pour lutter contre ces familles qui vivent de ces trafics.