L’enquête a duré six mois. Entre filatures et écoutes, les gendarmes de la compagnie Toulouse-Mirail (Haute-Garonne) ont investigué un réseau de stupéfiant bien organisé. Drive, livraison à domicile et dans des casiers Amazon ou Mondial Relay, dans ce réseau tout fonctionne comme une véritable entreprise. Douze personnes ont été mises en examen.
Un vaste réseau de stupéfiant de l’Ouest Toulousain (Haute-Garonne), investigué par les forces de l’ordre. Au total, quatorze personnes ont été interpellées par les gendarmes de la compagnie Toulouse-Mirail, douze d’entre elles sont mises en examen, selon nos confrères de La Dépêche du midi.
C’est une petite transaction qui éveille les soupçons des forces de l’ordre de la brigade de recherches de la compagnie Toulouse-Mirail. Puis, l’enquête va prendre de l’ampleur, mise sur écoutes, filatures et surveillances mènent six mois plus tard à la mise en examen et incarcération de douze suspects.
Car les forces de l’ordre finissent par découvrir un véritable réseau organisé pour délivrer de la drogue, de la cocaïne et autres substances à des personnes dans l’Ouest toulousain. Selon les informations de La Dépêche, les marchandises auraient été commandées à un fournisseur en Espagne, puis acheminées dans des casiers Amazon et Mondial Relay, destinés à recevoir des colis. Ensuite les paquets sont récupérés et revendus via les réseaux sociaux. C’est notamment la messagerie cryptée Telegram qui servait de lien entre les revendeurs et leurs clients.
Le système était bien rodé. Les clients voulant se déplacer pour acheter la drogue le pouvaient, par le biais d’un « drive », mis en place dans plusieurs communes de l’Ouest toulousain. Sans éveiller les soupçons, les clients pouvaient donc récupérer la drogue. D’autres étaient livrés à domicile. Selon La Dépêche, le business aurait généré des dizaines de milliers d’euros de profit chaque mois, entre octobre 2024 et avril 2025. L’action des forces de l’ordre de la brigade de recherches de la compagnie Toulouse-Mirail a permis en ce début de semaine d’arrêter tous les membres du groupe. Un scooter et deux voitures ont également été saisis ainsi que 30 000 euros et plusieurs kilos de drogue. Des armes auraient également été retrouvées par les équipes de gendarmerie.
