Comme souvent lors des tempêtes de printemps, les vagues les déposent par milliers sur le littoral : les vélelles sont de retour sur les plages de Sète, Frontignan, Valras-Plage ou encore d’Agde, où la municipalité a envoyé des tractopelles pour évacuer ces animaux marins, cousins des méduses, vers le large.
Depuis le 21 mars 2025, des milliers de vélelles se sont échouées sur plusieurs plages du Languedoc. Un phénomène récurrent qui tend à s’accroître ces dernières années, dans la région.
Cousine des méduses, la vélelle possède elle aussi un venin servant à paralyser ses proies, mais qui n’est pas urticant pour l’homme.
En revanche, en état de décomposition, ces tonnes de petits animaux aquatiques dégagent une odeur désagréable. Alors, les cités balnéaires comme Agde ont décidé d’envoyer des pelleteuses pour nettoyer ses 14 kilomètres de plage, avant l’arrivée des touristes pour les vacances de Pâques.
« On ne peut pas laisser ça, parce que c’est gélatineux, pas très agréable visuellement, ni très agréable de marcher dedans et c’est très mal odorant » affirme Jérôme Langlet, directeur du centre technique de la Ville d’Agde.
Depuis quelques jours, dans l’Hérault, un ballet de pelleteuses est à l’oeuvre sur le littoral agathois pour repousser vers la mer les tonnes de vélelles, échouées sur le sable. • © FTV/D.Debarros
Alors, depuis quelques jours, les flanneurs peuvent assister à un ballet de tracopelles sur le littoral agathois, car enlever ces vélelles s’avère un véritable chantier.
Cela colle au sable : quand on enlève un mètre cube de vélelle, on se retrouve avec deux ou trois m³ de sable à enlever. On pousse tout au bord l’eau, on garde le sable et les vélelles repartent au large avec le vent.
Claude Tricoire, responsable du service des plages Ville d’Agde
Ces opération de nettoyage vont durer jusqu’à la fin de la semaine. Plusieurs dizaines de tonnes de sable et de vélelles vont être repoussées sur le bord des plages du Cap d’Agde.
Tous les ans, des colonies entières s’échouent sur la côte méditerranéenne. La vélelle vit en groupes : des grappes des centaines d’individus d’un centimètre environ, accrochés les uns aux autres, qui bougent au grè des vents et des courants marins.
Les dernières tempêtes en ont déposé des centaines de milliers sur les plages de Sérignan, Sète, Frontignan, ou encore Valras-Plage, dans l’Hérault.
Cette espèce aquatique se nourrit de plancton et se déplace grâce à une petite voile (d’où le nom « vélelle » ). Ces échouages massif profitent aussi à la biodiversité, offrant un véritable festin aux oiseaux marins, entre autres.
