Le centre régional de sauvegarde de la faune sauvage de Villeveyrac vient de publier son bilan annuel dans lequel elle indique avoir accueilli 717 animaux et évoque quelques sauvetages « exceptionnels ».
577 oiseaux, 138 mammifères et deux reptiles. En 2024, au total, 717 animaux ont été accueillis par le centre régional de sauvegarde de la faune sauvage de Villeveyrac, comme indiqué dans le bilan d’activité de l’année écoulée que vient de publier la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Un nombre bien en deçà des années précédentes puisque, par exemple, en 2023, environ 2 300 animaux avaient été recueillis par l’antenne villeveyracoise.
Une différence qui s’explique par un contexte particulier, notamment l’absence d’une personne détentrice du certificat de capacité pour la détention d’espèce non-domestique qui avait entraîné la fermeture des accueils dès le 1er avril, avant leur réouverture progressive. À noter aussi la restriction d’accueil appliquée aux laridés et anatidés (familles d’oiseaux) à partir du 20 novembre en raison du risque élevé de contagion par la grippe aviaire.
Contenus de la page
Une cistude sauvée de la captivité
Ce qui n’a pas empêché le centre de continuer à recevoir de nombreux animaux sauvages. Sur le podium, on retrouve ainsi la tourterelle turque (116 accueils), suivie du goéland leucophée (70 accueils) s puis du hérisson d’Europe (42 accueils). À noter aussi que 84 rapaces diurnes ont été accueillis, 47 hirondelles et martinets ou encore 63 chiroptères. Des individus accueillis en grande majorité pour des causes liées à l’activité humaine, notamment la collision à des vitres, le trafic routier, les infections ou encore la prédation domestique, notamment par des chats.
Et pour 2025 ?
Le centre de sauvegarde, dans le bilan d’activité de l’année écoulée, évoque les perspectives pour 2025. Plusieurs projets doivent naître, à l’instar de l’utilisation de la nouvelle volière adaptée à l’accueil de vautours comme le gypaète, la poursuite de la rénovation et de l’agrandissement des locaux avec une salle dédiée aux hérissons, une nurserie, et trois nouveaux enclos extérieurs pour les petits mammifères et passereaux. Le centre va également poursuivre l’habilitation d’une piscine pour les oiseaux marins « afin de reprendre un accueil plus large des espèces ». En outre, dans le cadre d’une collaboration avec le centre de recherches sur la biologie des populations d’oiseaux, la LPO va baguer systématiquement tous les oiseaux relâchés pour « répondre à différentes interrogations sur leur devenir et nous permettre d’affiner nos prises en charge ».
Plus rare, une cistude, une des deux seules tortues d’eau douces autochtones qu’on trouve en France, a été sauvée de la captivité illégale. À son arrivée au centre mi-juin, « le diagnostic a montré qu’elle souffrait de multiples lésions sur la carapace. Ces blessures, causées par d’anciennes morsures de chien, n’avaient pas bien cicatrisé, entraînant une surinfection bactérienne et fongique », indique le rapport d’activité tout en rappelant que cette espèce est protégée et classée « vulnérable ».
209 individus relâchés
La LPO liste également les autres accueils « hors du commun » qu’elle a pu réaliser en recevant, entre autres, un ibis falcinelle, un vautour moine, un martinet à ventre blanc ou encore un molosse de Cestoni (chauve-souris). Sur les 717 animaux accueillis, 209 ont été relâchés l’an dernier. La LPO rappelle que pour être relâché l’individu doit avoir retrouvé l’intégralité de ses facultés, être totalement autonome et ne présenter aucun signe de dépendance à l’Homme.
Au cours de l’année passée, le centre de Villeveyrac a également contribué à un programme scientifique de suivi du faucon crécerelette, en équipant sept jeunes individus de balises GPS. Ces dernières doivent permettre de suivre leur trajectoire de migration et mieux comprendre les déplacements saisonniers de l’espèce. Et l’association d’assurer que quatre d’entre eux « ont bien fait leur migration jusqu’en Afrique ».
.
