Déçu, mais plutôt calme après le revers de l’ASM à Bayonne (31-18), le manager de Clermont Christophe Urios a regretté les nombreux plaquages manqués par son équipe en première période.
Christophe, quelle est votre première réaction ce soir ?
La première réaction, c’est que je suis forcément déçu du résultat et que l’on n’ait pas réussi à mettre davantage la main sur ce match…
Il y a eu pas mal de maladresse en première période. Que pouvez-vous nous dire là-dessus ?
J’ai trouvé que, défensivement, nous n’étions pas très bien en place. Nous prenons deux essais sur des contres en première période, nous avons raté des plaquages. Il y a un essai sur un jeu au pied par-dessus, alors que nous l’avions travaillé. J’ai aussi trouvé que nous avions souffert de la comparaison, en première mi-temps, sur le jeu au pied, qui n’était ni long, ni de pression. Nous avons été en difficulté là-dessus et sur les plaquages. De plus, nous n’avons pas été très efficaces quand nous étions proches des lignes. Il y a eu plusieurs situations où nous n’avons pas réussi à marquer.
Quid du second acte ?
La seconde mi-temps a été un peu meilleure. Néanmoins, je regrette qu’à 21-18, nous n’arrivions pas à enfoncer le clou. Il aurait fallu prendre le score pour les faire douter. Enfin, je ne sais pas s’ils ont douté ce soir. C’est une déception à la fois sur le plan du résultat et sur l’imprécision que l’on a eue. La victoire de Bayonne est tout à fait logique.
Après le carton rouge reçu par Federico Mori, on a senti que votre équipe n’était pas loin de passer devant…
Oui, je pensais que nous allions reprendre le match à ce moment-là, mais nous n’avons pas réussi à revenir chez eux, à mettre de la pression, à élever notre niveau de jeu. À 21-18, je pensais vraiment qu’on allait prendre le match. Nous étions mieux, mais ça ne l’a pas fait. Maintenant, il faut se régénérer. Nous avons deux semaines pour ça. Il faudra aussi récupérer les blessés, car il y en a, puis repartir au combat.
Pouvez-vous nous donner des nouvelles de Baptiste Jauneau ?
Il est touché à la cheville. Est-ce que c’est sérieux ? Je ne sais pas. Dans le vestiaire, ça a l’air d’aller. Je pense que Baptiste a eu énormément peur. Peceli Yato s’est fait mal à la cheville aussi. L’action du nettoyage est terrible. Je pensais qu’il s’était fait le genou. J’espère qu’il y a eu plus de peur que de mal.
Qu’avez-vous pensé de votre conquête ?
Même si elle a été plutôt bonne, c’est toujours pareil. Quand tu en perds une, c’est une de trop…
Vous avez fait rentrer Mathéo Frisach dès la 30e minute. Son carton jaune a-t-il contrarié votre plan ?
Le plan, c’était qu’Etienne fasse 30 minutes, puis que Mateo finisse la première période et attaque la seconde. Ce carton jaune perturbe sa rentrée, c’est dommage. Il a goûté au très haut niveau, il faut qu’il continue à travailler ainsi.
Ce soir, vous sortez du top six…
C’est une déception, mais en même temps, sur 20 points possibles lors des quatre derniers matchs, nous n’en avons pris qu’un. C’est un miracle qu’on soit à un point de la sixième place. Ça veut dire que c’est dur pour tout le monde. On vient de faire quatre matchs, dont trois à l’extérieur. Nous n’avons pas réussi à prendre des points, je pensais qu’on allait en prendre un a minima ce soir. On sort du top six, mais il reste huit matchs et nous allons nous battre. Nous sommes dans la course.
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