Christophe Urios avait le visage marqué après la large défaite de Clermont conte Toulouse (18-35). Le manager de l’ASM ne s’attendait pas à un tel scénario après une semaine d’entraînement qu’il jugeait satisfaisante.
Christophe, quelle première émotion vous traverse l’esprit après ce revers ?
Il y a de la déception, de l’incompréhension et de la colère. De la déception, parce que je pensais que nous étions meilleurs que cela. De l’incompréhension parce que je n’ai pas compris pourquoi à 18-17 on n’a pas réussi à tenir un cap. Et de la colère parce qu’on a fait beaucoup de fautes et d’erreurs, ce n’était pas un bon Clermont alors que je pensais vraiment qu’on aurait été capables de faire un meilleur match que cela. On aurait pu mieux attaquer le match avec Raka, mais on a fait trop d’erreurs dans les zones de vérité. On a perdu des joueurs derrière et cela ne nous a pas arrangés… Donc voilà.
Vous avez réussi à avancer devant, mais vous n’avez pas converti cela avec les trois-quarts. Avez-vous le même sentiment ?
Ce n’est pas faux. Je ne l’explique pas. On a du mal à lancer le jeu, à relancer…
Par rapport à la défaite à domicile face à Montpellier, sentez-vous plus d’abattement chez vos joueurs ?
Je ne suis pas abattu. Il reste neuf matchs, il faut se battre et on n’était pas invités, on n’a pas réussi à les battre. Il faudra attendre un an encore. On n’a pas un calendrier facile avec deux matchs à l’extérieur qui arrivent. Mais ce qui me dérange le plus, ce sont les blessures. Parce qu’un garçon comme George (Moala) n’est pas intégré, il rentre, il sort du groupe constamment… On a pris un vrai coup sur la tête, car je pensais qu’on était meilleurs que cela. Et on a été ramenés à la réalité, on n’a pas un super niveau.
Les doublons ne semblent décidément pas déstabiliser les Toulousains. Létaux, ils ont toujours réussi à marquer des points sur leurs temps forts. Les champions de France en titre reprennent leur siège de leader au classement \u26a1\ufe0f
Le résumé du match : https://t.co/GRJnrVmDoS pic.twitter.com/R77BI5zw4u
— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) February 16, 2025
Quel est le premier diagnostic des quatre blessés ?
George Moala et Étienne Fourcade sont touchés au genou, Lucas Tauzin à l’épaule et Alivereti Raka a pris un KO. Cela fait cher, mais c’est comme ça. Je ne connais pas la nature de ces blessures. La trêve a fait reposer les organismes, et je ne pense pas qu’elle a précipité des blessures. Lucas se blesse sur un duel, George sur un plaquage, Alivereti pareil… La reprise n’a rien à voir avec cela, parce que je nous trouvais frais. Je ne pensais pas qu’on serait menés 17-3, ni qu’on mènerait 18-17, et que derrière on prenne vingt points. Leur banc a fait la différence à l’heure de jeu. Ils ont accéléré, pas nous.
Vous dites que cette défaite vous a mis « un coup derrière la tête », allez-vous changer des choses dans votre fonctionnement ?
On avait déjà changé des choses dans la préparation de ce match et il faut maintenir le cap. Il n’y a pas de recette miracle, il faut continuer à travailler. On a fait des changements cette semaine. Je le répète, mais je suis déçu que nous n’ayons pas marqué ce premier essai avec Raka, qu’on ait perdu trois ballons dans les zones de marques, raté autant de plaquages en première période… On ne fait pas un match de haut niveau. Il faut se poser des questions, certains joueurs doivent hausser leur niveau de jeu, j’ai été déçu de certains, et ensuite il faut continuer. La saison n’est pas terminée, on va chercher à prendre des points. Et comme disait John Fitzgerald Kennedy, « c’est dans les moments durs que les durs avancent ». On est un peu là-dedans.
.
