Le maire PCF de Vendres, Jean-Pierre Perez, réagit aux propos tenus, dans nos colonnes, par son deuxième adjoint, Richard Vassakos, qui s’est porté candidat pour les prochaines élections municipales de 2026.
Jean-Pierre Perez, le maire communiste de Vendres, dont c’est le 3e mandat à la tête de la commune, revient sur les propos tenus par l’un de ses adjoints, Richard Vassakos. Ce dernier, d’ores et déjà candidat aux élections municipales de 2026, affirme, avec Nicolas Cossange, secrétaire départemental du PCF, que le premier magistrat avait prévu de passer la main (Midi Libre du dimanche 19 janvier). Ce que l’intéressé dément formellement. Entretien.
Vous avez décidé aujourd’hui de prendre la parole alors que vous n’aviez pas répondu à la première sollicitation de « Midi Libre ». Pourquoi ?
Je suis quelqu’un de discret. Je n’avais pas répondu à ce moment-là, car j’étais dans l’attente du compte-rendu, dans le journal, des vœux à la population que j’avais présentés quelques jours plus tôt. Mais, le même jour, sont parus l’article qui donne la parole à Richard Vassakos et celui de mes vœux où j’annonce que je briguerai, en 2026, un nouveau mandat, il me fallait donc clarifier les choses. Entendons-nous bien : je ne suis pas là pour me justifier ou pour victimiser M. Richard Vassakos. Mais aujourd’hui, il est des termes que je ne peux pas laisser passer.
Lesquels, par exemple ?
Lorsqu’il parle « de mesures autoritaires » voire « monarchiques » et fait valoir des débats houleux concernant un dossier d’urbanisme et le fait qu’on l’a privé d’accès à un dossier. Pour le premier, il faut savoir que c’est un sujet qui date d’au moins une décennie et qui concerne une résidence HLM édifiée sur l’ancien camping municipal de Vendres. Le terrain étant la propriété d’Hérault Logement, celui-ci a déposé un permis de construire. Or, Richard Vassakos, qui n’était pas d’accord avec l’esthétique du projet, aurait souhaité que je m’oppose au permis de construire. Or, c’est impossible à partir du moment où le permis respecte les dispositions du PLU (Plan local d’urbanisme). Je lui ai juste rappelé ces règles et la loi.
Quant au 2e, il concerne un îlot de six maisons imbriquées les unes dans les autres, au centre du village, et dont l’une menace ruine. Pour éviter un effondrement en chaîne, j’ai pris un arrêté de mise en péril il y a plusieurs mois et là, je travaille avec Hérault Logement et l’Établissement public foncier d’Occitanie pour réhabiliter cet îlot. Mais pour cela, il faut tout détruire, donc le dossier était confidentiel car on était en train de valider sa faisabilité du dossier et son acceptation par toutes les parties, notamment les propriétaires de ces maisons. Tous les élus du groupe majoritaire ont eu les mêmes informations.
Quel regard portez-vous sur la candidature de Richard Vassakos ?
J’estime que cela relève de la trahison et de la fourberie car, en fin de compte, ça fait déjà plusieurs mois que d’une certaine façon, il travaille dans mon dos à mon éviction. Or, durant ces deux derniers mandats, je lui ai confié des délégations et je lui ai accordé, surtout, toute ma confiance. Vous pouvez le vérifier auprès d’autres élus, je n’interfère en rien dans les délégations et les commissions que les adjoints animent.
Mais en 2020, vous avez indiqué que c’était votre dernier mandat, non ?
Absolument pas, je m’inscris en faux et Nicolas Cossange fait partie des premières personnes informées de mon intention de briguer un nouveau mandat municipal. Je lui en ai fait part en 2021, lorsque j’ai voulu m’engager dans les élections départementales et en 2023, lors d’une rencontre avec des élus CRC d’Occitanie. J’estime que j’ai des dossiers importants à tenir et des projets à venir qui façonneront le village et que je ne veux pas abandonner. En revanche, en 2026, ce sera mon dernier mandat.
Je trouve regrettable l’entêtement de Richard Vassakos. Il est jeune, il avait le temps d’attendre son tour sans avoir à diviser les forces de gauche que nous représentons. Or, nos divisions risquent de confier les clés de la mairie à l’extrême-droite.
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