Changement des modes de consommation, multiplication des événements promotionnels : à Béziers, les soldes d’hiver s’ouvrent dans une ambiance plutôt maussade.
Petite affluence ce matin dans les magasins de Béziers. Que ce soit au Polygone, ou dans les établissements du centre-ville, ce premier jour des soldes d’hiver n’a pas vraiment déchaîné les foules. Certains, comme Ranya, se sont tout de même déplacés pour profiter des premières bonnes affaires. « Je fais les soldes chaque année, c’est une sorte de rituel », sourit cette étudiante de 23 ans, qui n’a pour l’instant pas encore trouvé son bonheur. En ce qui concerne cet engouement tout relatif pour la première démarque, la jeune femme a sa propre hypothèse : « Je pense que les autres opérations types Black Friday font de la concurrence aux soldes traditionnels et en plus, je trouve qu’il n’y a plus vraiment de bonnes affaires ».
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Accro au shopping
Côtés commerçants, ont fait le même constat. « Les soldes marchent de moins en moins », tranche Mélodie, directrice du Célio au Polygone. « C’est plus calme que l’année dernière, mais on fait toujours un chiffre d’affaires un peu plus important durant cette période, et cela nous permet d’écouler notre stock. » Un peu plus loin dans les allées du centre commercial, Marie, 39 ans, sort d’un magasin les bras chargés de sacs.
Cette « accro au shopping » comme elle se définit elle-même ne raterait l’événement pour rien au monde. « C’est hyper important, cela permet d’habiller toute la famille à moindres frais », explique-t-elle. Pour cette première session d’achats, la jeune mère a dépensé environ 150 €. Car il y en aura d’autres, et Marie compte bien revenir plus tard pour les dernières démarques, « lorsqu’il y aura les affaires les plus intéressantes ».
Convictions écologiques
À la sortie du Polygone, Victoria et sa copine du même nom dissertent sur les changements des modes de consommation. La première, confie « détester les magasins » et n’achète que de la seconde main : « Par conviction écologique et parce que c’est simplement de meilleure qualité que les fringues d’aujourd’hui ». La seconde ne fait plus ses courses que sur internet et n’achète que des vêtements qu’elle juge de qualité supérieure : « Je préfère mettre 100 € dans un bon jean une fois par an plutôt que d’acheter une « daube » qui va s’user au bout d’un mois ». Ou comment les limites de la « fast fashion » impactent aussi le rituel des soldes.
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