Champions Cup – Grant Williams – Antoine Dupont, Siya Kolisi – Jack Willis… Yannick Nyanga décrypte cinq duels de Sharks – Toulouse

Ce samedi après-midi, le Stade toulousain se déplace en Afrique du Sud pour affronter les Sharks de Durban. Lors de cette rencontre, certains duels seront particulièrement à suivre. Yannick Nyanga, ancien international français aux 46 sélections, en décrypte cinq d’entre eux.

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Mbonambi – Mauvaka : « La force face à la mobilité »

« Bongi Mbonambi est une force de la nature. C’est un talonneur de mêlée, qui excelle sur les fondamentaux du poste avec également des lancers hyper précis. Sur toutes ses interventions, que ce soit sur ses plaquages ou ses déblayages, il se sert de sa force pour faire mal à ses adversaires. Il a un style qui se rapproche de celui de Julien Marchand. Peato Mauvaka sait aussi se faire remarquer dans les zones de combat, mais il a une corde de plus à son arc : la mobilité. C’est un mec qui est capable de percer une défense comme un troisième ligne puis faire vivre le ballon derrière lui. Je pense que c’est le duel qui démontre le plus les différences entre les joueurs sud-africains et les Français de manière générale. Ce sont en tout cas deux joueurs exceptionnels. »

Etzebeth – Flament : « La puissance face à l’intelligence »

« Selon moi, Eben Etzebeth est la référence mondiale au poste de deuxième ligne. C’est un des rares joueurs des Sharks qui, à son meilleur niveau, peut être titulaire dans tous les clubs du Top 14. Au niveau de la puissance, Etzebeth n’a pas d’équivalent sur la planète. C’est une certitude. Mais face à ce monstre physique, Thibaud Flament peut se démarquer grâce à son intelligence et sa faculté à trouver les bons espaces pour avancer. On sait aussi qu’il peut faire la passe de plus pour créer un décalage et faire avancer son équipe. Au niveau du volume de jeu, les deux se rejoignent. On les voit énormément lors de leurs matchs, mais pas vraiment avec le même style. »

Eben Etzebeth n’a plus rien à prouver sur la scène internationale. PA Images / Icon Sport

Kolisi – Willis : « Ils vont se croiser quelques fois dans les rucks »

« Siya est un faux lent ainsi qu’un faux costaud. Physiquement, il est moins imposant que Willis mais a autant de force. C’est un mec qui est surprenant sur un terrain. À première vue, tu peux avoir tendance à le sous-estimer, et puis quand tu te retrouves face à lui, tu fais moins le malin. Il avance toujours et sait encaisser les plaquages. C’est assez fou. De son côté, Willis sait tirer son épingle du jeu dans des zones où il est difficile de gagner des mètres. Son royaume se situe au bord des rucks ou à l’intérieur. Je pense que le duel aura vraiment lieu dans le jeu au sol, où certains affrontements auront lieu pour marquer son territoire. »

Williams – Dupont : « Dupont est le numéro un partout… »

« Tous les duels qui concernent Antoine Dupont sont déséquilibrés (rires). Néanmoins, Williams est un excellent demi de mêlée. C’est un ailier qu’on a repositionné en numéro neuf. Avec sa vitesse, il peut laisser n’importe quel joueur sur le carreau, c’est assez fou. Les Toulousains sont prévenus, le moindre espace en bord de ruck pourrait coûter très cher face à un tel athlète. Mais bon… Il aura Antoine Dupont en face. Autrement dit : le meilleur joueur du monde. C’est le numéro un partout, en puissance, en qualité de passe, en jeu au pied, en défense… Il a tout. On ne peut pas lui opposer grand-monde mais ça ne sera pas un match facile. »

Grant Williams est un des demis de mêlée les plus rapides de la planète.

Mapimpi – Capuozzo : « Mapimpi marque tout le temps »

« Même s’il commence à être un peu vieillissant, Makazole Mapimpi est l’ailier décisif par excellence. C’est un joueur qui se retrouve toujours au bon endroit, au bon moment. Il est excellent dans le travail de l’ombre : la couverture du terrain, les « chasses » en défense… Dans tout ce qui ne se voit pas, le boulot est fait et bien fait. Et pour ce qui est de l’attaque, il n’a pas besoin de dix situations dangereuses pour aplatir dans l’en-but adverse. Au niveau de la vitesse, les deux hommes se valent même si donne un petit avantage au Toulousain. Ange Capuozzo a pour lui cette faculté à créer du danger en partant de rien. Avec un crochet, il peut éliminer un joueur et déstabiliser toutes les défenses qu’il croise. C’est un talent brut. »

https://www.rugbyrama.fr/2025/01/08/champions-cup-grant-williams-antoine-dupont-siya-kolisi-jack-willis-yannick-nyanga-decrypte-cinq-duels-de-sharks-toulouse-12430848.php

PLUS INFO  Affaire « Altrad-Laporte » : veillée d’armes avant le grand jour du verdict

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