Un vrai succès de librairie pour le dernier ouvrage sur le maquis de Fontjun, « Juliette et les visages de la Résistance »

La mémoire de la bataille de Fontjun est encore vivace dans les esprits des Biterrois. « Juliette et les visages de la Résistance » met en avant tout ce passé documenté par le professeur d’Histoire Richard Vassakos édité par Aldacom. L’ouvrage publié en juin vient d’être réédité pour répondre à la demande.

L’auteur et éditeur Alain D’Amato, qui a publié, en juin dernier, l’ouvrage de l’historien Richard Vassakos, « Juliette et les visages de la résistance », revient sur ce succès de librairie. Entretien.

En juin dernier, vous avez publié le dernier ouvrage de Richard Vassakos, « Juliette et les visages de la Résistance – 1944 en Biterrois ». Il semble que c’est un beau succès pour un sujet d’histoire locale ?

Nous avons effectivement été agréablement surpris par l’intérêt et la passion qui existent encore, 80 ans après, autour du drame de Fontjun, puisque très rapidement j’ai dû procéder à un nouveau tirage.

Comment expliquer un tel engouement ?

La mémoire de cette bataille est encore vivace, elle a été entretenue par des commémorations annuelles depuis 1945 et par les écrits de quelques combattants. Et puis, les enfants et petits-enfants des résistants présents transmettent oralement les récits que leur en ont faits leurs parents.

À qui s’adresse ce livre ?

Au plus grand nombre. Cela a toujours été le leitmotiv des éditions Aldacom : essayer de rendre l’histoire accessible à tous, malgré sa complexité. Et puis, « Juliette » porte un message à destination de notre génération en général et de la jeunesse en particulier : qu’est-ce qui a motivé l’engagement de ces hommes et de ces femmes malgré le danger encouru ? Que ferions-nous aujourd’hui si nous devions revivre cela ?

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Richard Vassakos a-t-il fait beaucoup de recherches pour écrire ce livre ?

Pour effectuer ce travail d’histoire, il s’est appuyé sur sa grande connaissance de la période et a consulté les archives locales, départementales et le dossier complet à Paris, aux Archives nationales, dont le contenu s’est avéré déterminant.

Cela a-t-il donné un nouveau regard sur les faits de Fontjun ?

Cela a permis d’apporter de nouveaux éléments qui, jusqu’ici, n’avaient pas été suffisamment étudiés. Ce livre démontre qu’il n’y a pas eu de dénonciation, pas d’embuscade au col de Fontjun mais une rencontre fortuite avec le convoi allemand et, enfin, qu’il n’a jamais été question d’une quelconque grâce envers Juliette Cauquil.

Comment cet ouvrage et ses révélations ont-ils été accueillis ?

Avant même la sortie du livre, certains ont émis des doutes, parfois même des critiques assez virulentes qui sont très rapidement remontées jusqu’à nous. Nous parlons quand même du travail de Richard Vassakos, docteur en histoire, pas d’un obscur gratte-papier. Cette méfiance, cette défiance ont eu un impact, certes minime parce que très localisé, au moment du lancement. C’est du passé maintenant, tout est pardonné, mais je n’oublie pas.

Tout s’est-il arrangé par la suite ?

Oui. Tout est très vite rentré dans l’ordre. Dès la sortie de l’ouvrage, tous ont salué le travail de Richard Vassakos. Depuis, il enchaîne les signatures et les conférences sur le sujet sans discontinuer. Il y a quelques jours par exemple, nous étions à Agde et la médiathèque a dû refuser du monde.

Et les collectivités ?

C’est très positif. La ville de Capestang nous a soutenus, tout comme la communauté de communes La Domitienne, le Département ainsi que la Région qui en ont fait l’acquisition pour tous les centres de documentation des collèges de l’Hérault et des lycées d’Occitanie. C’est une belle reconnaissance et une très grande fierté pour nous.

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Et du côté de la communauté de communes Sud-Hérault, la plus touchée par ce drame?

Rien.

Cela reste quand même un sacré succès pour votre petite maison d’édition ?

Oui, mais si les Éditions Aldacom ont pu obtenir cette crédibilité au fil des années, c’est à la fois parce que la ligne éditoriale est cohérente et que les sujets abordés sont traités par des auteurs sérieux et reconnus. L’un ne va pas sans l’autre.

Des projets à venir ?

Plusieurs, mais comme toujours étalés dans le temps. Cela ne sert à rien de courir de nombreux lièvres à la fois, car cela a un effet négatif sur le suivi des ouvrages. Donc au programme, si tout va bien, trois bandes dessinées entre 2025 et 2027.

« Juliette et les visages de la Résistance – 1944 en Biterrois », 128 pages. 14,50 €. En librairie ou sur www.aldacom.fr

https://www.midilibre.fr/2024/12/21/un-vrai-succes-de-librairie-pour-le-dernier-ouvrage-sur-le-maquis-de-fontjun-juliette-et-les-visages-de-la-resistance-12400210.php

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