Le manga café a fermé ses portes cet été mais a tenu à assurer une ultime édition de ce rendez-vous.
Samedi 2 novembre, la huitième et dernière édition du festival Momiji s’est déroulée à la MJC CS Raimon-Trencavel. Il s’agissait de l’ultime événement organisé par le manga café Kyo’hon, qui a fermé ses portes cet été.
Depuis 2016, cette association, créée par Magaly Paquelet, rassemblait les fans de manga et de pop culture dans son local sur le boulevard Frédéric-Mistral.
Les visiteurs pouvaient venir s’installer pour lire quelques volumes et participer aux activités proposées : atelier de dessin, peinture de figurines, cours de japonais ou club de lecture.
5 500 ouvrages
« J’ai vécu au Japon pendant un an, se souvient Magaly. Je n’ai pas pu y retourner, j’ai donc décidé de faire venir le Japon en France. Par ailleurs, je suis passionnée de livres, c’était l’occasion de réunir mes passions, dans un lieu ouvert à tous. Le caractère social était très important, c’est pourquoi c’était une association et pas une entreprise. »
Bien qu’elle vive à Clermont-l’Hérault, elle a choisi d’installer son projet sur Béziers. « À Clermont, les loyers étaient plus chers pour des locaux plus petits. Je voulais éviter Montpellier, car il y a beaucoup de gens mais ils ne sont là que 2 ou 3 ans dans l’année. Par contre à Béziers, il y a une communauté étudiante et les gens restent. Lorsque je suis arrivée il y a dix ans, ce n’était pas la même dynamique qu’aujourd’hui. La ville était en train de se reconstruire et cela permettait beaucoup de choses. En huit ans, il y a des jeunes que j’ai connus comme collégien qui sont maintenant étudiant ou dirigent leur boîte, et sont même devenus parents ».
Le Manga café a grandi lui aussi, en passant d’un fond originel de 1 300 livres pour finir avec 5 500. Peu de temps après avoir ouvert, Magaly a lancé le premier festival Momiji en 2017.
« Une de mes trois ambitions avec l’association était de faire une convention. J’ai eu des difficultés pour la première édition, je ne pensais pas pouvoir le refaire. Mais la MJC m’a bien aidée. Au fur et à mesure, le festival s’est affirmé dans son identité, en mettant en avant les créateurs et artistes plutôt que les commerçants ».
Malgré sa fidèle communauté de fans, Kyo’Hon a été obligé de fermer son local cet été, à la suite de problèmes de fonctionnement. Magaly a dû ramener ses milliers de mangas chez elle.
L’association continue tout de même de fonctionner en ligne, avec des activités comme le club de lecture et les cours de japonais. Cette édition de Momiji était donc un dernier baroud d’honneur.
Cependant, les exposants et bénévoles qui ont suivi cet événement au fil des années ne baissent pas les bras. Ils ont réservé une standing-ovation à Magaly à la fin de la journée. Certains sont même déterminés à perpétrer Momiji, sous une autre forme.
Correspondant Midi Libre : 06 46 32 13 96.
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