Le centre de formation professionnel, l’AFPA, a inauguré son « village des solutions ». Un bâtiment dédié à l’accueil d’une permanence réunissant associations et partenaires de l’insertion. Objectif : lever les freins de l’accès à l’emploi en apportant des solutions individualisées aux stagiaires, en matière de logement, de santé, d’accès au numérique, de garde d’enfant ou encore de mobilité.
Organisé en 3 salles et 6 bureaux, le « village des solutions », inauguré ce lundi 4 octobre sur le site de l’AFPA à Béziers, va accueillir chaque mois, dès début décembre, une permanence réunissant plusieurs interlocuteurs à même d’apporter des réponses concrètes et de l’aide aux stagiaires en cours de formation, sur 5 thématiques : le logement, l’usage numérique, la mobilité, la parentalité et la santé.
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« Qu’ils n’aient plus à se déplacer à droite à gauche, tout est concentré au même endroit »
Plus qu’un simple endroit physique, le village des solutions se veut comme un tiers-lieu ou cohabiteront plusieurs partenaires locaux d’accompagnement : FACE Hérault, l’association Épisode, la Société française d’habitation économique, Passerelle Synergie ou encore le CIDFF 34.
Un besoin de coordination qui part du constat que si des solutions existent, elles sont souvent méconnues, et leur recherche trop chronophage, explique le directeur de l’AFPA Béziers, Christian Tortosa : « L’idée c’est qu’ils n’aient plus à se déplacer à droite à gauche, tout est concentré au même endroit. Ils auront les interlocuteurs en direct pour les aider à construire un dossier informatique, trouver un logement, avec notamment la présence du bailleur social SFHE, ou encore trouver une garde d’enfant. Pour les personnes dépendantes de substances, l’association Episode leur permettra d’avoir des conseils d’un addictologue de façon anonyme ».
Un tiers-lieu chaleureux, dans l’esprit de l’estaminet
Plutôt que de courir les rendez-vous, il suffira aux stagiaires de faire quelques pas à leur sortie de cours. Une initiative qui rassure Christophe, en reconversion dans le parcours EDEN, qui forme aux métiers de la filière industrielle : « C’est une très bonne idée pour les candidats qui n’ont pas toutes les ficelles pour se lancer dans leur vie professionnelle. Je me sens plus autonome que certains jeunes mais ça pourrait me servir. C’est un endroit où l’on peut parler. Si on a un souci on peut l’exposer à interlocuteur, et espérer trouver des solutions ».
Ce nouveau tiers-lieu, qui se veut chaleureux, comme un estaminet, aura un espace café, propice aux échanges et sera également accessible aux personnes extérieures, comme les demandeurs d’emploi.
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