À la veille de perdre ses onze joueurs concernés par la tournée d’automne du XV de France, le Stade toulousain l’emporte facilement et largement 57-5 au Stadium contre le RC Toulon pour le compte de la huitième journée de Top 14. Cette victoire permet à la bande à Ugo Mola de reprendre les commandes du classement à l’UBB.
Ce dimanche 27 octobre au soir, comme souvent lorsqu’il s’apprête à perdre son armada d’internationaux français pour une période internationale, Ugo Mola, le coach du Stade toulousain, avait aligné son équipe premium du moment pour la réception du Rugby club toulonnais dans le cadre de la huitième journée de Top 14. D’autant plus que ce match était délocalisé du stade Ernest-Wallon au Stadium de Toulouse. Face à Toulon, l’autre équipe Rouge et Noir du Championnat, le duel, d’ailleurs, promettait énormément avec cinq derniers matchs se terminant avec un écart moyen de neuf points. Finalement, les stars toulousaines ont tué dans l’œuf cette affiche en offrant aux 33 000 spectateurs une démonstration.
Après 30 secondes de jeu, déjà, on se disait que la soirée allait être longue pour les Varois de Toulon. Sur un coup de pied anodin de début de partie, Marius Domon déséquilibrait effectivement Thomas Ramos dans les airs, se faisant exclure 10 minutes par Monsieur Jérémy Rozier (1re). Malgré cette infériorité numérique, le RCT, remarquable de résilience en défense malgré les coups de boutoirs adverses, résistait et n’encaissait aucun point (0-0, 11e). Les joueurs de Pierre Mignoni, suspendu pour cette rencontre, profitaient d’un en-avant de Paul Costes (3e) et d’un autre en-avant alors que Blair Kinghorn avait marqué en coin (11e) pour rester à égalité au score. Par contre, les Toulonnais péchaient par gourmandise sur leur seule incursion dans les 22 mètres toulousains en ne prenant pas les points (7e) puis en perdant le ballon à la suite de la touche de Gianmarco Lucchesi (8e).
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Toulouse trouve finalement la solution par Capuozzo et Mallia
Finalement, et alors qu’Antoine Dupont était surveillé comme le lait sur le feu par la défense toulonnaise, en témoigne un gros plaquage de Mattéo Le Corvec (14e), les Haut-Garonnais parvenaient à trouver la faille à la suite d’une mêlée toulonnaise dans leurs 22 mètres. Le pack toulousain exerçait une impressionnante pression sur celui de Toulon et Juan Cruz Mallia n’avait plus qu’à récupérer le ballon, dégueulé de la mêlée spontanée, pour aller derrière la ligne (7-0, 20e). Par la suite, et même si les Varois se battaient bien, le « ST » retournait à l’essai par l’Italien Ange Capuozzo, trouvé seul sur la droite après un gros travaille des avants toulousains (12-0, 28e).
Après une pénalité de Thomas Ramos (15-0, 38e), les Toulonnais terminaient bien le premier acte en inscrivant un essai, en force sur pénaltouche, par Lucchesi (15-5, 40e). À la pause, les locaux étaient donc devant de dix longueurs, ce qui ne ravissait pas complètement Capuozzo : « On a gagné la bataille de l’occupation, mais c’est dommage de terminer sur une note comme ça [l’essai encaissé avant la pause, NDLR]. On a mis du temps à scorer alors qu’ils étaient en infériorité numérique donc il va falloir être encore plus propres et ne pas leur donner la chance de revenir dans le match », confiait-il au micro de Canal + avant de regagner les vestiaires.
Un second acte à sens unique
Visiblement, le virevoltant ailier italien a été entendu puisque, dès la reprise du jeu, le Stade toulousain se montrait bien supérieur à son adversaire. Et c’est d’ailleurs Ange Capuozzo, sur une action suivant un coup de pied bien trop court du Toulonnais Ben White, qui allait marquer, de nouveau totalement en coin sur la droite (22-5, 43e). Cet essai semblait couper les pattes varoises et lancer les Toulousains sur orbite. Ensuite, on a vu que du noir sur la pelouse du Stadium, les Azuréens perdants leurs moyens et enchaînant les imprécisions (en-avant de Jérémy Sinzelle, 45e ; en-avant de Kyle Sinckler, 50e ; touche trouvée en catastrophe par Dan Biggar, 57e ; essai refusé pour mauvaise formation du maul, 64e).
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Dans le même temps, les champions de France en titre enchaînaient les essais pour s’assurer le bonus offensif : Anthony Jelonch au bout d’une action à deux coups de pied d’Antoine Dupont et Ange Capuozzo (29-5, 52e), Juan Cruz Mallia trouvé dans l’intervalle par Dupont (36-5, 56e), Jelonch, encore, en force (43-5, 61e), Capuozzo pour le triplé après une magnifique passe de Dimitri Delibes (50-5, 76e) puis Joshua Brennan après une pénaltouche (57-5, 80e). C’est donc sur cet impressionnant score de 57-5 que le Stade toulousain disposait facilement et aisément du Rugby club toulonnais. Pourtant, le très exigeant Ugo Mola déclarait que la prestation du soir des siens ne constituait « pas un rugby suffisamment abouti pour qu’on soit contents ». Ses joueurs, qui joueront à Bayonne dans une semaine, ont de toute manière repris les commandes du classement avec une longueur d’avance sur l’UBB.
Du côté de Toulon, c’est logiquement la soupe à la grimace. « On s’est fait ouvrir de partout. Il n’y a rien à en ressortir et il faut juste se regarder tous… Cela fait mal, mais il faut passer par là si on veut un jour être là-haut. C’est une très grosse remise en question et il va falloir remettre le bleu de chauffe pour la semaine prochaine », expliquait notamment à chaud Gabin Villière. Les Varois recevront Lyon le week-end prochain à Mayol. Avec la ferme intention de se racheter devant leur public.
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