Téléphoner au volant, manger son sandwich, regarder ailleurs, en bref être distrait; voilà le comportement à risque le plus fréquent sur la route à Montpellier. C’est le résultat d’une étude menée par Opinionway pour l’assurance MMA.
Les enquêteurs ont observé les automobilistes montpelliérains pendant six heures à trois endroits clés : place du 11 novembre 1918, place Alexandre Laissac et à l’intersection de l’avenue Charles Flahaut et de la rue de l’École Normale.
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57% des automobilistes montpelliérains utilisent leur téléphone au volant
A Montpellier, ce sont 935 véhicules qui ont été observés sur trois tranches horaires : 8h-10h, 12h-14h et 16h-18h. Des comportements à risque ont été relevés chez 6 % des automobilistes, soit plus d’un automobiliste sur 20.
Les principales situations observées à Montpellier sont :
- Usage du téléphone en conduisant ou autre activité (manger, regarder ailleurs…) (57 %),
- Non-respect du feu rouge (29 %),
- Vitesse excessive (26 %),
- Refus de priorité à un piéton engagé sur un passage piéton (10 %),
- Changement de direction ou dépassement brusque ou sans clignotant (10 %),
- Arrêt sur un passage piéton (7 %),
- Changement de direction sans faire attention aux vélos et en coupant la route (7%).
1 automobiliste sur 20 adopte un comportement à risque
L’étude a été menée en parallèle dans quatre autres villes : Paris, Lyon, Rennes et Metz. La moyenne nationale est la même : un automobiliste sur 20 adopte un comportement à risque. En revanche, il y a des différences dans le type de comportement à risque.
- Montpellier se distingue par une proportion plus importante d’automobilistes au téléphone ou faisant autre chose (manger, etc.) (57 % contre 8 % au total).
- C’est à Paris que le non-respect des feux rouges a été le plus fréquent (68 % contre 59 % au total des observations).
- A Rennes, la vitesse excessive a davantage été remarquée (29 % vs 12 %).
- A Metz, 46 % des automobilistes ne respectent pas les distances de sécurité pour doubler un vélo (contre 2 % au global).
- À Lyon les véhicules se sont distingués par le changement de voie sans clignotant (26 %contre 7 % au global) ou encore l’arrêt sur un sas vélo (22 % vs 8 %).
Les hommes responsables de 8 incidents sur 10
Les conclusions de l’enquête montrent aussi une surreprésentations des automobilistes masculins dans les comportements à risques puis dans les incidents qu’ils entraînent (accident ou freinage brusque). Les auteurs de comportements à risque sont à 64% des hommes. Et les auteurs d’incidents sur la route sont à 86% des hommes.
Toujours selon l’étude, plus de 6 de ces comportements à risque sur 10 ont été provoqués par des 35-50 ans (62%) et deux tiers des conducteurs n’étaient pas accompagnés.
Quant aux incidents (freinage brusque ou accident), ils impliquent à 86% des conducteurs seuls et à 88% des automobilistes âgés entre 35 et 50 ans.
« Les conséquences peuvent être très graves voire mortelles »
Suite à la publication de cette étude, Guillaume Wirth, chargé de prévention à MMA alerte : « Ce qui nous inquiète, c’est qu’il reste énormément de sensibilisation à faire. Il faut répéter par exemple que sur 300.000 comportements à risque observés, 3.000 vont mener à des presqu’accidents, 300 vont mener à des accidents légers, 30 à des accidents graves et un à un accident mortel. Il y a un lien direct entre les comportements à risque et la mortalité sur la route. »
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