Ce samedi, le Castres Olympique affronte le Stade français pour le compte de la 7e journée de Top 14. L’occasion pour Leone Nakarawa de retrouver son neveu Setareki Turagacoke, âgé seulement de 18 ans et dont on dit dans les rangs du club parisien qu’il pourrait bien être une future pépite…
Des histoires de famille, le rugby français et international en regorge. Une nouvelle page va s’écrire ce samedi à Castres. Et pour cause. Le deuxième ligne castrais Leone Nakarawa devrait croiser la route de son neveu. Setareki Turagacoke, jeune joueur de 18 ans depuis le 12 juin dernier et qui affiche deux mètres sous la toise pour 117 kilos, va connaître sa deuxième feuille de match en Top 14 avec le Stade français. Sa première apparition officielle date de dimanche dernier face à Lyon. Encore une fois, il sera remplaçant ce samedi. Dans les entrailles de Jean-Bouin, on dit que ce dernier est une véritable pépite. Arrivé en septembre 2023 pour intégrer le centre de formation parisien, le deuxième ligne, comme son oncle, a rapidement impressionné les dirigeants parisiens. « Je visionne beaucoup de matchs des collèges au Fidji, raconte Christophe Moni, responsable de la cellule recrutement des jeunes au Stade français. J’ai un correspondant également sur place qui filme les matchs et qui suit les joueurs, les rencontre, apprend à les connaître. Ça nous permet de recouper nos informations sur les profils des joueurs tant sur le plan rugbystique, physique mais aussi humain. Très vite, les qualités de ce jeune joueur m’ont sautées aux yeux et nous avons acté, avec Thomas Lombard et Kobus Potgieter (Manager de la performance chez les jeunes), son recrutement. »
Trés vite surclassé en Espoir
Le natif de Tailevu, qui portait alors les couleurs de son collège « Lelean Memorial School » débarque à Paris durant la Coupe du monde. Son intégration se déroule rapidement. Passé par les Crabos, il est surclassé très vite avec l’équipe Espoir avec laquelle il inscrit six essais en ne jouant son premier match qu’au mois d’avril 2024… Avant d’être évincé, Karim Ghezal, alors entraîneur principal, suggère l’idée de l’intégrer au groupe professionnel. Durant l’intersaison, le Directeur du rugby Laurent Labit valide l’idée, Turagacoke effectue alors l’intégralité de la préparation estivale avec les Soldats roses. « C’est un joueur attiré par le ballon qui a des capacités techniques et physiques lui permettant de jouer dans toutes les zones du terrain et de créer des déséquilibres, ajoute Christophe Moni, à l’origine de sa venue. Comme beaucoup de Fidjiens, il sait tout faire avec un ballon dans les mains. Il sait notamment jouer debout, ce qui est un atout capital pour un joueur évoluant en deuxième ligne. Et surtout, c’est un joueur très à l’écoute, très impliqué dans toute ce qu’il fait. Il a une marge de progression incroyable. »
Pour le seul et unique match amical des Soldats rose au mois d’août, le jeune fidjien est entré en jeu autour de la 30e minute, participant au succès de son équipe (31-17) et inscrivant son premier essai dans le monde professionnel. Ce jour-là, il a d’ailleurs croisé pour la première fois sur un terrain de rugby son oncle puisque le club de la capitale affrontait le Castres Olympique. Bis repetita ce samedi du côté du stade Pierre-Antoine.
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