Le préfet François-Xavier Lauch et le président du conseil départemental Kléber Mesquida ont signé une convention de partenariat, ce lundi 16 septembre, afin de conduire une politique commune en direction des communes rurales de l’Hérault.
Une fois n’est pas coutume le préfet François-Xavier Lauch était l’invité du Conseil départemental, lors de la session publique de ce lundi 16 septembre. Motif de cette venue : la signature d’une convention portant la création d’un « Plan Hérault ruralité », un partenariat de l’État et de la collectivité visant à soutenir le développement des communes rurales.
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Au fil des dossiers
Finances : situation tendue
« La situation budgétaire est toujours aussi tendue ». Kléber Mesquida a fait un point sur l’état des finances départementales et plus particulièrement sur la baisse des recettes liées aux droits de mutation à titre onéreux. Celles-ci accusent une nouvelle baisse de 25 M€ qui s’ajoutent aux 25 M€ en moins déjà prévue au budget supplémentaire. « L’exécutif est obligé de différer des projets » a-t-il indiqué, rappelant que 14 conseils départementaux éprouvent dès maintenant des difficultés financières.
Enfants placés : des précisions
La rentrée du tribunal judiciaire de Béziers a été marquée par la remarque du président du tribunal concernant la non-exécution de placement pour 200 enfants dans l’Hérault. Une difficulté admise par le vice-président Philippe Vidal mais pas dans les mêmes proportions. « Sur les 200 mesures non exécutées, 26 relèvent d’une prise en charge liée à un handicap dont l’Etat a la charge. Le Département prend en charge 3000 enfants dont 400 places en lieu et place de l’État pour des situations qui relèvent de la PJJ ou d’une prise en charge hospitalière » a-t-il indiqué en guise de réponse. Pour faire face à une demande de plus en plus importante de placements d’enfants, sur décision judiciaire, un appel à projets pour créer 50 places supplémentaires a été lancé.
Les trois quarts des communes en zone rurale
Si l’attention est souvent portée sur le littoral et les centres urbains, 75 % des municipalités héraultaises entrent dans la catégorie des territoires ruraux. Le plan est établi pour quatre ans et vise à soutenir les projets d’investissements de ces villages, à leur apporter une ingénierie pour monter ces dossiers et, enfin, à les inscrire dans un objectif de transition écologique. « On veut éviter la fracture territoriale » insiste Kléber Mesquida dont l’une des actions est déjà de financer les nouvelles infrastructures des petites localités. « On a un message politique à adresser aux territoires. Celui du refus de la fracture et d’attention pour les populations qui y vivent » renchérit François-Xavier Lauch, très attaché à proposer « un plan concret et détaillé ». « On a fait des erreurs. On a besoin de directions très concrètes. On redresse la barre » assure-t-il.
Sécurité, logement, services publics
Un catalogue de 14 actions prioritaires a été déterminé qui portent notamment sur les questions de sécurité, de maintien des services publics et d’accès à la santé. Sur ce point, le représentant de l’État estime qu’un « nouveau modèle » se met en place à travers les maisons de santé. Son souhait, qui doit également être discuté avec l’agence régionale de santé (ARS) est d’en « ouvrir davantage ». Le plan prévoit d’ores et déjà la mise en place d’un « médico-bus » « pour ne laisser personne à l’écart ».
Des faiblesses identifiées
En place depuis un peu moins d’un an, le préfet indique avoir identifié plusieurs faiblesses héraultaises, au premier rang desquelles, l’absence de projets fonciers destinés aux activités économiques. « On n’est pas très bon là-dessus. Dans certains territoires, on frise les 20 % de taux de chômage, ce n’est pas normal ». La construction de logements dans les communes rurales, l’amélioration des mobilités, grandes et petites, constituent les autres chantiers qu’il entend porter à travers ce plan. « La richesse elle est dans les territoires ruraux » affirme-t-il. Le plan « Hérault ruralité » a été adopté à l’unanimité du conseil départemental. Son pilotage opérationnel a été confié au sous-préfet de Lodève Eric Suzanne.
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