Le restaurant Chez Boris à Montpellier avait jusqu’à ce dimanche pour finir de démonter sa terrasse. Dès lundi commence la deuxième phase des travaux d’embellissent de l’esplanade Charles de Gaulle, le long de laquelle il se trouve. « On a 200 places » témoigne Alexandre Caron, le patron, « ça représente un chiffre conséquent ». Une manne dont il sera privé pendant neuf mois, le temps du chantier.
En effet, après l’installation de fontaines (133 jets d’eau) sur la partie centrale de l’esplanade qui a duré un an et demi, ce sont maintenant les allées latérales qui vont être embellies, et donc les terrasses disparaissent et les kiosques ferment.
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Des kiosques ferment, d’autres déménagent en face
C’est le cas du kiosque Fabre, un snack avec une soixantaine de places, côté Corum. « Arrêt du bail, la société part en liquidation. À la fin des travaux, ils vont faire un appel d’offre, on postulera et on verra si on est pris » annonce Fouad Khaled, le gérant qui avait la concession depuis six ans. Il a du se séparer de quatre CDI par rupture conventionnelle de contrat.
Pendant les travaux, il tiendra un food-truck juste à côté de l’office de tourisme, là où vont également déménager les deux fleuristes, dans des petits chalets en bois Ils réintégreront leur tout nouveau kiosque, côté Comédie au terme des travaux.
Couleur, forme, les futurs kiosques seront uniformisés
Laurent Albouy, installé là depuis 20 ans, se félicite de cette remise à neuf mais il regrette un manque de concertation : « Comment vous dire ?… On a eu une réunion, on nous a demandé ‘quels sont vos besoins ?’ et depuis, on se dit qu’ils ont du perdre la feuille » ironise-t-il. Sa voisine, Emmanuelle Sirvent est plus enthousiaste : « On n’aime jamais le changement mais c’est pas la fin de mon commerce, On est placés quasiment pareil, ça remotive ! »
Exonération de droit de terrasse
Au restaurant Chez Boris, ce que redoute Alexandre Caron, c’est le manque à gagner. « On a aucune compensation, on demande vraiment à être aidé » soupire le gérant qui n’écarte un recours « au chômage partiel ou bien au chômage économique cet hiver ». À la Ville de Montpellier, on précise que les établissements impactés par les travaux sont exonérés de droit de terrasse depuis deux ans et qu’ils le seront encore pendant les travaux.
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