« Ainsi, les anti-taurins manifesteront – une fois de plus – dans les rues de Béziers, alors que des milliers de personnes assisteront à la corrida « mano a mano » de Mendoza et de Léa Vicens. Le ban et l’arrière-ban des anti-corridas et autres vegans espèrent obtenir satisfaction par cette provocation. Naturellement, les mots : tortures, assassins, barbarie, violence, cruelle… vont être entendus montrant leur méconnaissance de la tauromachie. En effet, les manifestants veulent ignorer totalement qu’il s’agit de taureaux de combat et non d’animaux domestiques. Des études ont été faites par le laboratoire de physiologie animale de l’Université de Madrid par le professeur J.C.Illera, études sur les taureaux et les novillos, par la mesure des bêta-endorphines produites par le toro bravo (10 fois plus que l’homme). Opiacés, sécrétés par l’hypophyse et l’hypothalamus chez les vertébrés lors d’activité physique intense, d’excitation, de douleur… Découvertes dans les années 1970, les endorphines (de morphine et endogène) sont des neurotransmetteurs agissant sur les récepteurs opiacés et ont une capacité analgésique. On les trouve, entre autres, dans le cerveau et la moelle épinière ainsi que dans le système digestif ; c’est en fait une hormone chargée de ralentir, de bloquer les récepteurs de douleur (nocicepteurs), à l’endroit où celle-ci se produit… Et puis, que les anti-corridas n’oublient pas ce qu’écrivait l’aficionado et écrivain Albert Camus, membre du Club taurin de Paris: « La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité ». Cette minorité culturelle – la Tauromachie – n’est pas celle qui opprime, mutile des femmes, des enfants, ou des hommes dans l’impossibilité de se défendre, au nom d’une tradition religieuse, ancestrale, historique. Hugues BOUSQUET – aficionado Biterrois, vice-président de l’Observatoire National des Cultures Taurines.
GS
https://www.lepetitjournal.net/34-herault/2024/08/21/communique-a-propos-dune-manifestation/
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