Un quatrième centre de coronarographie sera opérationnel en 2027 au centre hospitalier de Béziers. La première phase de lancement a été activée avec la formation des praticiens. Pour l’heure tous les patients victimes d’infarctus devaient se rendre en urgence à Montpellier.
Le docteur en cardiologie, Philippe Berdagué est porteur du projet de créer un service de coronarographie au sein de l’hôpital de Béziers. Pour son investissement dans ce dossier, le maire, Robert Ménard, lui a remis la médaille de la Ville. De quoi raviver la flamme autour de la mise en place de ce service. Il faut dire que le projet ne date pas d’hier. C’est avant 1998 que germe l’idée de la coronarographie à Béziers. Elle est un temps tombée aux oubliettes pour refaire surface en 2019, sous l’impulsion de la direction de l’hôpital et des médecins du CH de Béziers avec le soutien du Dr Frédéric Georger, le chef du service de cardiologie de l’hôpital de Béziers. L’établissement support du projet est le centre hospitalier universitaire de Montpellier, avec le service de Cardiologie du professeur Florence Leclerc.
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Trois centres dans l’Hérault, les trois sont à Montpellier
Le constat est simple. Il y a trois centres de coronarographie dans l’Hérault. Ils sont tous à Montpellier. Il n’était donc pas saugrenu d’imaginer créer un quatrième centre à Béziers, pour l’ouest Biterrois où l’on compte plus de 350 000 habitants et pas moins de 2 800 coronarographiés et qui doivent donc se déplacer vers Montpellier. Il faut aussi savoir que les décès par accidents cardiaques devancent dans l’ouest du département ceux causés par le cancer chez les personnes âgées. Créer un centre de coronarographie sur le Biterrois c’est rééquilibrer une offre de « services » pour traiter les problèmes coronariens dont les infarctus, et se donner la possibilité de poser des stents (les ressorts pour dilater les artères) aux patients sans qu’ils aient à se déplacer à Montpellier. C’est moins de stress pour le patient, moins de frais de transport, moins de logistique et plus de facilité pour les familles.
Un projet lourd et complexe
« C’est un projet lourd et complexe à mettre en place, confirment les docteurs Berdagué et Georger. Il faut s’assurer d’une excellente qualité de soins mais aussi de la sécurité des patients. Tout ceci impose donc une montée en puissance graduée. Il faut former les médecins à la coronarographie, mais aussi les équipes. Quand le projet sera installé, il fonctionnera tous les jours 24 h sur 24 h. Il faut pour cela quatre spécialistes. C’est dans ce sens que nous avons signé une convention entre le CHU et le CHB. Avec cela nous offrirons un traitement moderne de l’infarctus à Béziers. C’est un véritable enjeu de santé publique. »
Opérationnel en 2027
La première phase du centre est lancée. La seconde prévoit l’ouverture partielle du centre avec une activité de coronarographie diagnostique pour le mois de septembre 2025 et enfin les activités d’angioplasties programmées et en urgence pour 2027. « Toutes les équipes seront formées en immersion au CHU. Nous allons créer un véritable écosystème avec des médecins, des infirmiers et des manipulateurs radios. Sans eux le médecin n’est rien », confirme Philippe Berdagué qui pratique déjà ce type d’interventions à Montpellier.
Le choix du patient
Sur le terrain cela va se concrétiser par la création de deux salles dédiées accolées à une structure nouvelle à l’hôpital de Béziers. Il y aura aussi une possibilité d’interventions en ambulatoire pour les cas les moins graves. « Le choix du patient sera respecté. Il ira où il souhaitera, mais en plus notre centre travaillera en coopération avec d’autres puisque nous allons travailler avec les structures déjà existantes. En effet, notre plateau sera disponible pour les spécialistes privés et publics à Béziers. C’est très important d’apporter une réponse plurielle aux demandes de la population. »
L’Agence régionale de santé a donné son autorisation à l’hôpital de Béziers en 2023. Celle-ci fait suite à l’autorisation donnée en 2019 pour la pose des défibrillateurs. Ce nouveau service fera monter en gamme l’hôpital de Béziers et sera attractif pour de nouveaux praticiens.
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