Une vingtaine de participants ont suivi la matinée technique organisée par la Chambre d’agriculture Hérault sur l’exploitation de Florent Rousseau, L’Élevage Le Peyron, à Marsillargues, le mardi 18 juin 2024.
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L’Elevage le Peyron
Installé depuis 2013 initialement en élevage bovin et fourrages, Florent Rousseau a fortement diversifié ses activités dans la suite de la crise Covid. Il exploite désormais 110 ha, avec un mixte de fourrages, céréales anciennes, pois chiches, petit épeautre, moutarde… quelques pommiers et une grande variété d’arbres fruitiers tout récemment plantés, ainsi que 50 bovins en production de viande. Quelques poules pondeuses complètent l’ensemble, et seront bientôt rejointes par des volailles de chair installées dans le verger.
Optimisation du Circuit Court
Un des points clés du système de l’exploitation est d’assurer sur place la transformation d’une partie des produits, le reste étant délégué à des artisans locaux selon les recettes de l’exploitant. Tout est valorisé en circuits courts. L’exploitation est équipée d’un moulin pour produire de la farine, d’un point de vente directe labellisé Bienvenue à la ferme, et est impliquée dans 3 magasins de producteurs. La vente en restauration collective se développe également.
Innovation et adaptation
Sur le plan agronomique et technique, la posture de Florent Rousseau est avant tout ‘innovation et adaptation’ : 3 à 4 ha sont réservés chaque année pour tester de nouvelles cultures. Cette année il a accueilli les propositions de Rémy Kulagowski, chargé de mission grandes cultures à la Chambre d’agriculture, en semant une parcelle de tests avec du grand épeautre, de la carthame, du chia, des blés anciens d’Espagne et d’Italie, une population de blé poulard, en plus de ses parcelles de touzelle, petit épeautre, pois chiches, lentilles…
Les cultures sont le plus souvent semées en association (blé et luzerne ou moutarde par exemple), et tout l’enjeu réside ensuite dans la capacité à trier parfaitement les grains à l’issue de la récolte. Cette association réduit les risques d’échec et assure la fertilisation des cultures.
Tous les résidus sont valorisés auprès des animaux, toute production si faible soit-elle est commercialisée grâce au réseau de boutiques de producteurs. Les vaches pâturent au cours de la campagne sur l’ensemble des parcelles, y compris sur les résidus de cultures. La complémentarité avec l’élevage est fondamentale pour l’équilibre de cette exploitation.
Comme aime à le dire Florent Rousseau : C’est une ferme conduite à l’ancienne avec des outils modernes.
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