Comment un instituteur biterrois se retrouve en pleine guerre du Vietnam, à 21 ans? André Menras nous raconte la guerre, la prison, les mines, la peur mais surtout son histoire d’amour avec les vietnamiens.
Tout commence en 1945 dans le Tarn puis l’Hérault.
Sur les bords de l’Orb l’année scolaire et dans le sud-Aveyron pendant les grandes vacances… La pêche, le braconnage, la chasse et le rugby ! Des parents maraîchers qui travaillent jour et nuit et qui transmettront toutes les valeurs d’humanité à leurs fils unique.
Lui sera instituteur! Il entre à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Montpellier et commence à enseigner. Mais le service militaire le rattrappe. Alors qu’il essaie d’échapper aux armes, il se retrouve à 21ans, à Saigon.
La guerre. Les vietnamiens. Les américains. Les horreurs. Le choc.
L’indignation grandit tellement qu’il va s’engager » humainement » et non « politiquement ».
Pour des actes aussi courageux que dangereux, il va se retrouver au bagne à Saigon. Un jugement de » comédie » et le voilà 2 ans en prison. « C’est là que je deviens vraiment vietnamien ».
Son combat ne s’arrêtera jamais. Son amour pour le peuple du Vietnam lui donnera la force d’enchainer les combats.
La consécration pour celui qui est déjà vietnamien de coeur arrive en 2009, quand le président vietnamien, ancien combattant comme lui, lui donne la nationalité vietnamienne. Un honneur et une responsabilité pour celui qui désormais se fait un devoir de dire toute la vérite.
Son livre » « Vietnam, entre le meilleur et le pire » est publié aux éditions Indes savantes. Déjà traduit en vietnamien, il espère trouver un moyen de le diffuser au Vietnam, malgré les autorités en place.
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