Forte de son élection en 2022, Stéphanie Galzy compte récupérer son fauteuil.
La Roujanaise Stéphanie Galzy, 42 ans, députée sortante RN de la 5e circonscription, élue en 2022 avec 54% des voix face au maire de Capestang Pierre Polard, s’est relancée dans la campagne avec sérénité, forte des résultats de son parti aux élections européennes.
On vous sent confiante pour ce scrutin ?
Cela fait deux ans que je travaille sur le terrain, que les Français nous voient porter les propositions de loi promises. J’avais promis de porter la voix de la ruralité de ma circonscription dans l’hémicycle, je l’ai fait. Pendant ces deux ans, j’ai vu que les gens étaient satisfaits du travail effectué.
Quelles réalisations vous rendent fière ?
J’ai fait une proposition de loi après avoir rencontré une assistante maternelle ayant créé une association avec d’autres assistantes, victimes d’impayés de parents recevant l’argent de la Caf mais ne les payant pas. Les assistantes ont gagné leur procés. Mais au final, les parents se sont organisés pour être insolvables. J’ai donc fait une proposition de loi pour calquer le même système que celui des APL afin que les assistantes maternelles aient au moins un salaire minimum garanti. J’ai aussi agi au niveau du handicap. J’ai lancé une cagnote leechi au profit de l’association Sud handicap 34. Cela a permis de financer un vélo à assistance électrique, équipé d’une broche permettant d’attraper un fauteuil. Cela permet aux personnes handicapées de vivre le sentiment de faire du vélo.
Vous vous êtes aussi beaucoup engagée auprès des viticulteurs…
Lorsque des vignerons me contactent et me disent « madame la députée, je n’ai plus que vous », je ne peux que les aider. L’un d’entre eux a eu un sinistre mais en remplissant un document, il avait oublié de cocher une case concernant l’assurance. Il n’a donc eu droit à aucune indemnité. Présidente du groupe d’étude « vin, vigne et œnologie » à l’assemblée nationale, je suis sensible à des causes comme la sienne. Sachant que la viticulture sur la circonscription est la base. Je veux faire une proposition de loi sur le sujet du droit à l’erreur. Nous, citoyens, quand nous remplissons notre feuille d’impot, nous y avons droit. Pourquoi pas nos agriculteurs et nos viticulteurs ? Quelque mois plus tard, ce viticulteur me remerciait de l’avoir sorti de la panade. Voilà ce qu’est, pour moi, le rôle d’un député, pouvoir, sur le terrain, trouver des solutions.
Si vous êtes réélue, quels seront vos projets ?
Je continuerai à défendre nos traditions, la chasse, la pêche, la tauromachie. Il faut aussi créer un grand plan d’investissement pour notre ruralité. À commencer par les transports. Je vais également lutter encore contre le recul des services publics, contre les déserts médicaux et les zones blanches alors qu’aujourd’hui l’on fait tout par internet. Toutes nos communes doivent être couvertes. Les grandes agglomérations ont été suffisamment perfusées par l’argent public. Désormais, il faut investir dans notre ruralité. Les subventions ne sont pas suffisantes.
Que pensez-vous de vos adversaires ?
J’aimerais qu’ils s’affichent, qu’ils ne se cachent pas derrière des alliances comme le fait monsieur Manenc avec le Département ou la Région. Quand on suit le Front populaire, il faut l’assumer. J’avais beaucoup de respect pour lui en 2022 car il défendait ses valeurs. Quel sentiment ressentent ses électeurs socialistes ? Je lance d’ailleurs une main tendue à ceux qui ne veulent pas voir le pays tomber entre les mains de LFI. Qu’ils me rejoignent. Car demain, il y aura deux choix. Ce sera soit Jordan Bardella premier ministre ou Jean-Luc Mélanchon.
.
