La Semaine de la Bio en Occitanie, du 10 au 14 juin 2024, a donné de beaux fruits. Pendant une semaine, l’agriculture biologique a été à l’honneur, comme par exemple au domaine de Mirabeau, à Fabrègues (Hérault). La vigneronne Pauline Chatin y a choisi le bio pour ses douze hectares de vigne : « La première raison à cela, c’est la santé des qui travaillent dans les exploitations. La deuxième c’est la biodiversité des sols du lieu. Et enfin la troisième c’est la demande des consommateurs. »
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Le critère bio devient de plus en plus essentiel : « Chez certains cavistes, c’est rédhibitoire. Quand ils appellent, ils demandent si la production est en agriculture biologique. Si ce n’est pas le cas, la conversation s’arrête là. » De ce point de vue-là, l’Occitanie n’a pas de souci à se faire. Avec ses 20% de parcelles en bio, elle est à la première région de France et la troisième d’Europe dans ce domaine.
« Si on ne fait pas du bio ici, on ne peut le faire nulle part !« , se réjouit Pauline Chatin, « Pour le vin, la maladie principale c’est le mildiou, un champignon qui aime les climats humides et doux. Ici, il fait chaud et sec. » Ce choix du bio pour le vin est aussi encouragé par Interbio Occitanie, regroupement des producteurs en agriculture biologique de la région.
Nancy Fauré, directrice d’Interbio Occitanie, a coordonné le déroulement de la Semaine de la Bio : « Le but c’est d’aller à la rencontre des consommateurs pour leur expliquer que s’ils veulent manger local et sain, c’est tout à fait possible. » Une promotion bien nécessaire pour le bio qui peine à trouver son public. En moyenne, ses produits coûtent 25 % plus chers que ceux issus de l’agriculture conventionnelle.
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