Pro D2 – « C’étaient les petits Bretons qui partaient à l’aventure dans toute la France » : grand récit des années Pro D2 de Vannes

Kévin Burgaud, Pierre Popelin, Rémi Piquette et Edoardo Iachizzi. Ces quatre joueurs ont des carrières bien différentes mais un point commun : comme de très nombreux anciens joueurs du club, ils ont gardé un très fort attachement au RCV. Pourtant, rien ne les prédestinait à tisser un lien étroit avec le club breton. À l’occasion de la première finale de Pro D2 de Vannes, ils se sont livrés pour retracer, au fil des anecdotes, des chants de La Rabine et des défaites en demi-finale, le parcours du club depuis la montée dans la division en 2016.

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Vannes, l’anomalie : « Nous n’étions pas forcément appréciés »

Kévin Burgaud : « Le club n’avait pas misé sur une montée la saison précédente. C’était le petit Poucet qui découvrait le monde pro. Nous étions la première équipe bretonne en Pro D2. Nous n’étions pas favoris pour le maintien. On n’avait pas la même histoire que des Perpignan, Montauban… Nous n’étions pas forcément appréciés, car se déplacer à Vannes, cela faisait des kilomètres en plus dans l’année. C’est quand même un sacré voyage pour venir jouer en Bretagne ! Nous n’avons pas été accueillis à bras ouverts en Pro D2… La première année, l’objectif, c’était le maintien (NDLR une onzième place finale). Quand tu regardes, la progression du club s’est faite par paliers. Le club a pris le temps de bien faire les choses. Longtemps, c’est le sportif qui tirait le club vers le haut ici, quand c’est un peu l’inverse aujourd’hui avec le d’Aucy Park. Ensuite, pour progresser sportivement et administrativement, il y a eu le travail de Jean-Noël Spitzer pour recruter les bonnes personnes et les bons joueurs pour nous permettre de passer les paliers en gardant toujours un noyau de joueurs imprégnés de l’histoire du club et de la région. »

Rémi Piquette : « J’arrive en 2017 après trois années Espoirs à La Rochelle. La Bretagne, je connaissais car j’y allais en vacances durant mon enfance. Mais je ne connaissais pas ce petit club qui venait de monter et s’était sauvé sur la fin, la saison précédente. Au début, tu sentais que beaucoup de joueurs découvraient la Pro D2. Au fur et à mesure, tout le monde a pris confiance en soi et chaque joueur est monté en expérience et a haussé son niveau. »

Kévin Burgaud en 2016 contre l’Usap Vincent Michel / Icon Sport

2019, la première épopée : « Les Bretons donnent beaucoup d’amour »

Pierre Popelin : « Je sors d’une année avec France VII où je n’ai pas été conservé, donc j’arrive fin juin sur la pointe des pieds. Le projet était solide. On est plusieurs jeunes à ne pas avoir été gardés par France VII et je crois que je suis le seul à avoir rebondi au moins en Pro D2, donc je n’ai pas trop regardé la marque du vélo. Il y avait une ambiance par amatrice car ça bossait, mais familiale. Tu sentais que les mecs avaient connu le niveau amateur, ça ne se posait pas quinze mille questions. Sur mes premiers matchs, j’en ai joué certains à l’aile, Jean-No’ ne savait pas trop où me mettre… Mais il savait qu’en Espoirs à La Rochelle je jouais à l’arrière. J’arrive à me montrer à ce poste-là en grappillant du temps de jeu en étant titulaire à l’extérieur et remplaçant d’Antho’ (Bouthier) à domicile. »

K.B : « En début de saison, pas grand monde n’avait envisagé la saison qui s’est passée ! Mais au fur et à mesure, avec les bons résultats, au milieu de la saison, on a commencé à se dire qu’on pouvait aller chercher la qualif. Après, une fois dans les six, on s’est dit : « Pourquoi ne pas recevoir un barrage ? »

R.P : « Ce qui a fait notre force, c’était notre groupe, avec que des bons mecs. Nous étions tout le temps ensemble ! Cela a créé une vraie cohésion entre nous. C’était naturel de se dire : « Après l’entraînement, on va se reposer un peu et on se retrouve pour regarder la télé, se mettre un film, jouer aux cartes… » On se voyait quasiment tous les soirs ! Grâce à ça, sur le terrain, nous étions connectés ! »

P.P : « Jean-Noël, il y a des gens qui l’adorent, d’autres le détestent ! C’est une personne entière, qui dit les choses comme elle le pense. Mais il recrute des humains avant des sportifs de haut niveau. Des mecs comme Paga Tafili ou Phil Kité arrivent à créer une osmose entre les Français et les étrangers. Ils sont hyper ouverts ! Je prends pas mal de pièces quand je dis que je suis à moitié breton, mais on s’identifie vite à cette région et il y a quelque chose de fort quand tu joues au RCV. Les Bretons donnent beaucoup d’amour. Qu’il pleuve, qu’il vente, il y aura toujours quelqu’un pour t’accueillir au marché, pour te faire un sourire. C’est une région hyper chaleureuse malgré la pluie et ce qu’il se dit. »

R.P : « Quand je regarde le RCV, j’ai encore mes amis qui jouent ! Cela instaure une certaine pérennité dans le groupe et cela fait sa force, avec les mêmes leaders qui gèrent le vestiaire. »

Anthony Bouthier avec Vannes en 2019. Manuel Blondeau / Icon Sport

K.B : « Les retours en bus, ça forge un groupe. Il y a quelques longs trajets, parfois festifs. Quand tu descends à Mont-de-Marsan, il y a quasiment huit heures de bus à l’aller et au retour. Donc tu joues aux cartes, tu apprends à te connaître les uns les autres… Maintenant, ils ont plus de voyages en avion. »

P.P : « Quand tu ne gagnes pas, les retours sont très longs… Mais après les victoires, avec Florian Cazenave et Kévin Burgaud, le voyage en bus c’était du niveau Fédérale (rires). Ça lie les mecs, forcément. Les succès à l’extérieur forgent un groupe. Ça donne du temps pour se resserrer même si, quand c’est trop long, on finit par dormir. C’était très long quand Kévin chantait du Céline Dion… On a des vidéos à la pelle ! Ce ne sont que des très bons souvenirs. Je te dis ça, mais si ça se trouve, nous étions huit à nous amuser et les autres en avaient marre de nous ! »

K.B : « Chanter du Céline Dion, qui raconte des bêtises comme ça ? (rires) C’était plus difficile quand on prenait l’avion, mais on trouve toujours de quoi faire. »

P.P : « Lors du barrage, c’était une journée ensoleillée avec l’odeur de la phase finale, un peu comme contre Béziers. On a été porté par l’envie d’écrire l’histoire du club. C’était dingue, tout était aux couleurs du RCV. C’était une première pour le club, mais pour nous aussi. On ne s’attendait pas à être là. »

R.P : « C’était de la folie, il y avait des supporters partout sur le port ! »

P.P : « C’était spécial car on avait joué contre Mont-de-Marsan lors de la dernière journée à La Rabine avant de les recevoir à nouveau en barrage ! On pensait que cela serait compliqué, mais, au contraire, tout nous a réussis (50-10). On a eu tous les rebonds, même si ça, c’est l’histoire d’Antho’ Bouthier qui est Monsieur rebonds. Après ce match, on a fait une bringue d’enfer ! On ne pensait même pas à la demi-finale, pour nous, on avait déjà gagné une finale ! On avait bu quelques coups à la réception avant de faire une fête de tous les diables dans les bars du port. Tout le monde était dans le même élan, emporté par le truc. Rien que le fait d’aller jouer la demie à Brive, l’ogre de la division qui avait roulé sur tout le monde, c’était incroyable ! On a fait ce que l’on a pu et on a profité un max. C’était le dernier match de certains mecs, donc, à la fin, on s’est tous pris dans les bras. Et on a refait trois jours de bringue en revenant à Vannes pour ne pas se quitter comme ça ! Cette saison-là nous a donné de la crédibilité car on a joué la phase finale et on en avait mis 50 à Mont-de-Marsan en barrage. On vivait au jour le jour mais on était installé. Personnellement, j’étais juste heureux de jouer avec ces mecs-là dans une ambiance familiale. C’est ce que je retiens de cette saison-là. »

2021, la saison (presque) parfaite : « Jean-Noël y est pour beaucoup dans cette identité-là »

Edoardo Iachizzi : « Je ne connaissais pas la Bretagne, je n’avais jamais eu l’occasion d’y aller. Mais rugbystiquement, je savais que le club se développait, proposait un beau rugby, qu’il y avait un stade sympa, une belle ambiance. J’ai été conforté dans mon choix en parlant aux plus anciens de l’Usap qui avaient déjà fait les déplacements à La Rabine. J’avais des bons a priori avant d’arriver, mais mes attentes ont été dépassées. La ville se mobilise à chaque match pour supporter l’équipe. L’engouement est incroyable ! J’ai pu voir la manière dont le club s’est donné les moyens de progresser. En revanche, je savais qu’il pleuvait avant même d’arriver ! »

R.P : « Dès les matchs amicaux, on sentait quelque chose. Le groupe n’avait pas beaucoup changé et les nouveaux avaient vraiment de la qualité. Dès le stage de préparation, on a mis les standards hauts pour aller chercher, au moins, une qualif à domicile. On ne s’était pas trompé ! »

E.I : « On était une bonne bande de copains. On bossait dur, mais l’équipe était soudée en dehors des terrains. On organisait beaucoup de choses ensemble. La bonne ambiance se ressentait sur les terrains. Il y avait des moments de cohésion organisés en pré-saison comme des activités avec les gendarmes. Mais simplement partager un barbecue ensemble cela créer du lien, la pause-café aux entraînements et la table de ping-pong pour se défier et se charrier aussi. »

R.P : « La culture bretonne était vraiment mise au cœur de la préparation et du groupe. On avait des animations et des sorties pour découvrir la nourriture, l’alcool ou l’histoire de la Bretagne. D’ailleurs, je me demande comment les étrangers font pour tout comprendre (rires). Les avants ne mangent peut-être pas des galettes saucisse et des kouign-amann à tous les repas, mais nous sommes gourmands dans le rugby ! Peut-être que cette année, ils en ont mangé davantage pour aller jusqu’en finale (rires). Il y a de bonnes choses à déguster en Bretagne ! »

Un bagad à La Rabine. Icon Sport

P.P : « Tu vois vite que le Breton est chauvin et adore représenter sa région. Peu importe d’où tu viens, tu sens la forte identité de la région quand tu arrives. Jean-Noël y est pour beaucoup dans cette identité-là. C’est un enfant du club ! Il est très attaché aux valeurs bretonnes et il arrive à t’entraîner là-dedans. Chaque année il met une trame. Il y a eu le Roi Arthur, par exemple, et toute l’année, il y a une histoire qui nous accompagne de la première à la dernière journée, avec la phase finale s’il y a. Cela nous tient en éveil et, en même temps, cela nous apprend aussi l’histoire et la culture de la Bretagne. C’est important pour lui et pour le club que les joueurs, pas de la région et même les étrangers, aient envie de défendre les couleurs bretonnes ! »

Les noms des combinaisons en breton, c’est assez facile à apprendre

E.I : « À La Rabine, ce ne sont pas que des matchs de rugby. Il y a aussi une place pour la culture bretonne. J’adore les bagads qui viennent nous chercher dans le vestiaire pour nous amener sur le terrain et l’hymne breton chanté avant le match. »

R.P : « Les noms des combinaisons en breton, c’est assez facile à apprendre, ce sont des basiques. C’est compter de un à six avec un ajout de mots qui ont une signification assez précise. Je devais annoncer en touche, mais c’est vrai que Gwena’Duplenne connaissait toutes les annonces bien mieux que moi (rires). »

E.I : « J’ai bien aimé ! Il faut quelques jours pour bien les apprendre. Mais je trouvais ça plus simple finalement, c’est plus clair. Tu peux difficilement confondre les noms ! Je trouve ça sympa car ce sont avec des petites choses comme cela que l’équipe se forge une identité. On était une équipe cosmopolite et cela permet de se souder pour représenter une région ! Quand on mettait le maillot, nous étions tous bretons ! »

K.B : « C’était une saison spéciale car il n’y avait pas le stade avec nous, la demie était avec une jauge… Mais en début de saison, tu ne t’attends pas à vivre ça ! Avec le Covid, on était tout le temps tous ensemble, en stage notamment. Cette deuxième place, c’était une fierté d’avoir amené le club aussi haut. Hormis cette année, c’était la plus belle saison du club, mais il manquait ce partage avec nos supporters… C’est cette saison-là qu’on a posé la ville sur la carte du rugby ! »

Pierre Popelin lors de la demie contre le BO. Icon Sport – Matthieu Mirville

P.P : « On est en haut du classement quasiment toute l’année avec Perpignan. La dernière journée, on avait fait tourner à Aimé-Giral pour préparer cette demi-finale. C’était la première demie à La Rabine. Je me rappelle l’arrivée au stade incroyable avec la haie d’honneur, les fumigènes… Peut-être qu’on se trompe en abordant ce match. De mémoire, on parle beaucoup d’une finale potentielle contre l’Usap, que ce match contre le BO n’est qu’une étape. On n’a peut-être pas assez parlé de cette rencontre… On est devant et on sort assez tôt avec Jérémy Abiven. Pourquoi ? Pour nous reposer en vue d’une finale potentielle ? Je ne sais pas. Ensuite, arrive ce qui arrive… Cet essai de Gavin Stark à la 80e anéantit nos rêves (33-34). Je suis impuissant sur le banc… C’était brutal. On a l’impression que le stade se vide et que l’on se retrouve comme des cons. D’autant plus qu’on était plusieurs à quitter le club ensuite. Cela s’est terminé précipitamment. C’était dur de faire le deuil. On s’est resserré lors de la soirée après le match, mais j’avais une petite amertume pour cette dernière, avant de partir à La Rochelle. D’ailleurs, on l’a toujours. J’ai un coéquipier ancien biarrot (Gauthier Doubrère) qui sait me rappeler ce match… J’ai croisé Lucas Peyresblanques lors de la dernière journée et il m’en a parlé à la fin du match. Il pensait que la demie contre l’ASBH se finirait de la même manière ! »

Le RCV, un cador de la D2 : « Vannes, c’est désormais un petit La Rochelle »

E.I : « Je pense qu’inconsciemment cette défaite tragique contre le BO nous a perturbés. La saison a été terminée assez tard, donc on n’avait pas eu beaucoup de temps pour refaire une pré-saison aussi bien que celle de l’année précédente. En début d’année, cela ne marchait pas. La saison d’avant avait été très chargée en émotion, il y avait eu le départ de plusieurs joueurs… Il y a eu une défaite contre Grenoble à la maison à la dernière seconde qui nous a fait mal. Quand tu es dans une spirale négative, c’est dur d’en sortir… C’était aussi une année de transition (classement final : onzième). En ne se qualifiant pas, on avait eu le temps de vider de nos têtes les émotions négatives. On a laissé cette mauvaise saison derrière nous en rechargeant les batteries d’un point de vue physique mais aussi mental. On est retourné à l’entraînement avec les idées claires et on a bien travaillé. On a su tout de suite gagner à l’extérieur, chose très importante en Pro D2. Cela nous a aidés à finir la saison en demi-finale (défaite à Oyonnax 26-21). »

Edoardo Iachizzi en touche, lors de la demie de Pro D2 à Oyonnax. Icon Sport – Romain Biard

K.B : « La livraison du d’Aucy park (NDLR en novembre 2022), c’est la plus grosse étape qu’a passée le club. Quand on est rentré dedans pour la première fois, j’ai halluciné ! Je me revoyais encore en Fédérale 1 à s’entraîner dans une salle de muscu où on ne rentrait qu’à une petite dizaine maximum… On devait faire des groupes et tourner. L’été, quand la saison reprenait, le premier truc que l’on faisait, c’était de repeindre la salle ! Mais les joueurs et le club méritent d’avoir les infrastructures qu’ils ont aujourd’hui. »

E.I : « Il y a cette légende qu’il pleut en Bretagne. Le terrain couvert permet de travailler avec plus de précisions certaines phases de jeu quand il ne fait pas beau. C’est un outil génial. Même sur les journées de repos, quasiment toute l’équipe venait au centre d’entraînement pour faire des séances en plus, consulter le secteur médical ou travailler certaines choses. Il y a aussi des lits pour se reposer entre plusieurs entraînements. »

R.P : « Le d’Aucy Park, c’est vraiment un bijou ! Le club de Vannes, c’est désormais un petit La Rochelle. »

P.P : « Avant, on était dans des algécos avec des douches sans pommeau où l’eau coulait d’un tuyau de cuivre. Il n’y avait que le rugby qui nous centrait au milieu de cette histoire ! C’étaient les petits nouveaux Bretons qui partaient à l’aventure dans toute la France. »

E.I : « La première année, à cause de la pluie, nos entraînements étaient sur un synthétique à Grands-Champs, à 20, 30 minutes en voiture. On allait à Jo-Courtel, on faisait notre muscu, nos séances vidéo puis on prenait la route pour aller s’entraîner ! La première fois, ça fait bizarre de prendre la voiture au milieu de l’entraînement. »

Discrètement, je vais me mettre le match dans les écouteurs

K.B : « Cette saison, c’est la folie pour avoir des places ! Le nombre de personnes qui appellent pour avoir des billets en essayant de passer par untel, c’est fou ! L’année dernière, cela commençait à monter. Mais cette année, c’est encore autre chose ! »

La Rabine lors de RCV-ASBH.

E.I : « Quand je suis arrivé, dans les discours, j’ai vu que le club serait vite en finale de Pro D2. Même après la défaite contre le BO, je voyais la dynamique que prenait le club. Après mon départ, je savais que dans les quatre ans le club jouerait une finale. Pour y arriver, il faut avoir un programme, une bonne planification et des structures solides. Je savais qu’il y avait ça à Vannes. »

P.P : « J’étais heureux de voir La Rabine envahie ! C’était stressant car on sentait Béziers capable de tout. J’étais en mise au vert à l’hôtel, car c’était la veille de recevoir le Stade français, et j’avais sorti le drapeau breton. Je me suis fait brancher, mais, finalement, ce sont les Vannetais qui sont en finale ! »

R.P : « J’étais à la maison et les vieux démons ont ressurgi sur la dernière relance de Béziers (rires). À la fin, Vannes se fait peur et j’ai tremblé aussi. Mais il y avait quand même une certaine sérénité qui fait qu’ils ont beaucoup gagné cette saison. Même si c’est chaud à la fin, ils arrivent à rester dans leur jeu et dans le cadre pour gagner. »

K.B : « À aucun moment je ne louperai cette finale ! Le voyage sera fait, je serai en bleu et blanc à pousser derrière les copains ! »

P.P : « Discrètement, je vais me mettre le match dans les écouteurs. L’échauffement sera à partir de 19h45/20h donc j’espère pouvoir suivre tout le match. Sinon, je regarderais plus tard le dernier quart d’heure. J’apprendrais peut-être le résultat pendant l’échauffement. Mais il ne faut pas qu’il y ait de prolongations ! Ils le savent, mais je leur souhaite le meilleur pour cette finale. »

R.P : « C’est match à 21h, donc on ne partira pas au stade avant 19h30. Je regarderai la finale en salle de vie. Visionner du rugby, ça te met en condition pour jouer ton match derrière, donc je n’en raterai pas une minute ! Ça fait plaisir de voir le RCV en finale. Ils nous ont régalés cette saison avec le rugby qu’ils ont pratiqué, c’est un plaisir de les regarder. Je n’ai pas pu revenir à La Rabine cette saison, mais j’espère y revenir vite, si possible en tant que joueur pour une rencontre de Top 14… »

https://www.rugbyrama.fr/2024/06/08/pro-d2-cetaient-les-petits-bretons-qui-partaient-a-laventure-dans-toute-la-france-grand-recit-des-annees-pro-d2-de-vannes-12002714.php

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