« On a du mal à mobiliser les gens » regrettent les bénévoles de Mauguio

Plus de 70 bénévoles se sont donnés rendez-vous ce samedi 27 avril 2024 salle Prévert à Mauguio (Hérault) pour le Printemps des bénévoles et pointer du doigt le manque de bras dans les 350 associations de la commune. Donner de son temps gratuitement, la pratique reste encore bien souvent réservée aux retraités, et il est difficile de recruter des jeunes. C’est en tout cas le constat fait par certains bénévoles que nous avons rencontrés.

Un problème de génération ?

La moyenne d’âge dans la salle Prévert de Mauguio ce samedi après-midi doit tourner entre 60 et 80 ans : « je trouve ça désolant, regrette Christian qui, depuis l’âge de 17 ans, passe sa vie à donner de son temps gratuitement. Il s’est d’abord engagé dans des associations sportives, avant de se tourner vers le secourisme, et plus tard vers le syndicalisme. On a du mal à mobiliser les gens, c’est peut-être générationnel. » Dans son association de randonnée pédestre, il manque une dizaine de bénévoles. « Pour l’instant, on n’a personne, et l’activité de l’association risque de tomber. J’espère que non, et que d’ici là, on trouvera du monde ! »

De son côté, Noëlle a attendu d’être à la retraite pour s’engager dans une association d’alphabétisation. « Je pense que la vie moderne ne permet pas d’avoir du temps pour le bénévolat, surtout pour les jeunes ! Nous, on a le temps, nous sommes à la retraite, mais pour les jeunes, c’est plus compliqué. »

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Un manque de communication ?

Mais pour Patrice Bossard, qui co-organise le Printemps des Bénévoles à Mauguio, le problème est plus complexe que cela. « Les gens veulent donner de leur temps, mais ne savent pas comment faire, explique-t-il. C’est plutôt un manque de communication qui fait qu’aujourd’hui, il y a des difficultés dans le bénévolat. Des gens qui veulent donner de leur temps, il y en a ! »

Difficile de chiffrer le nombre de bénévoles manquants dans les associations. L’une de celle qui en cherche le plus en ce moment à Mauguio, c’est l’EFS, l’Établissement français du sang, d’après le maire de Mauguio, Yvon Bourrel.

https://www.francebleu.fr/infos/societe/on-a-du-mal-a-mobiliser-les-gens-regrettent-les-benevoles-de-mauguio-1617111#xtor=RSS-124

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