Le Sète Olympique Football Club est accusé de séparatisme et de communautarisme. Dans un arrêté publié le jeudi 18 avril 2024, le préfet de l’Hérault a décidé de retirer son agrément pour cette association sportive et pointe du doigt des pratiques « contraires au Code du sport« . Selon lui, le club refuse de créer une équipe féminine et utilise un emblème musulman en guise de logo sur les maillots des joueurs.
Sans cet agrément, le club ne pourra plus bénéficier ni des aides de l’État, ni de celles de la municipalité. Les footballeurs du Sète Olympique FC ne seront plus les bienvenus sur les terrains du stade Maillol dès la fin de la semaine prochaine.
« Le sport, pour moi, est un vecteur de mixité »
La ville de Sète salue la décision du préfet, c’est ce que souligne l’adjoint au maire en charge des sports, Hervé Marquès : « la dernière décision qui m’avait surprise de la part de ce club, c’est d’abord le changement de logo qui a eu lieu il y a quelques semaines. Le ballon avait disparu au profit d’un croissant.
On leur a fait signer un contrat d’engagement citoyen et une charte de la laïcité. À partir du moment où ces termes ne sont pas respectés, nous sommes en droit de retirer l’ensemble de nos mesures et de nos actions. Le sport, pour moi, est un vecteur de mixité, dans tous les sens du terme : social, hommes-femmes, jeunes-vieux, handicapés-valides. »
Environ 70 footballeurs sont licenciés dans ce club. L’association a deux mois pour déposer un recours auprès du préfet de l’Hérault, du ministère des Sports ou du tribunal administratif de Montpellier. Le président du Sète Olympique Football Club, Christian Di Magio, a fait appel à un avocat, maître Guez-Guez.
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