TEMPÊTE DANS UN VERRE D’EAU… A L’AGGLO

Encore une fois, le conseil d’Agglo qui se réunissait à Montblanc ce mardi 9 juillet a tourné court, après tout juste deux heures de séance.

MENARD LE RECIDIVISTE

Robert Ménard, qui avait déjà provoqué un incident de séance, le mois dernier à Sauvian, entraînant la suspension des travaux, a une nouvelle fois décidé de quitter les lieux avec les élus de la majorité municipale biterroise et un ou deux élus alliés ou ralliés (comme Daniel Paredes, bien qu’élu sur la liste d’Elie Aboud et siégeant « en principe » toujours dans l’opposition municipale).

UN PSYCHODRAME EN DEUX TEMPS… UN MOUVEMENT

Acte 1 : La « mixité sociale » cache, selon Ménard, la « mixité ethnique »

En fait le psychodrame s’est joué en deux temps. À l’occasion de la présentation d’une délibération, relative au lancement de la procédure d’élaboration du nouveau plan local d’habitat intercommunal, Robert Ménard s’est lancé dans une longue, très longue intervention où toutes ses obsessions habituelles en matière de « vivre ensemble » ont été développées.
Entre la reconstruction de la cité Million, un échec dont les locataires veulent partir, selon lui, la centaine de logements HLM à la Devèze où personne ne veut aller habiter, la « mixité sociale » que L’État veut imposer mais qui en fait cache la « mixité ethnique » qu’il récuse absolument. Bien que vice-président délégué à l’habitat de l’Agglo, il est revenu à plusieurs reprises sur ses considérations « ethniques » alors que la loi rappelle que les attributions de logements doivent être effectuées sans distinction d’aucune sorte dès lors que les candidats locataires remplissent les conditions pour louer un logement social.
Certains élus dont Aimé Couquet ont reproché au maire de Béziers ses propos xénophobes quand il stigmatisait les « mauvais comportements » des locataires « ethniquement différents ».

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La réponse de Robert Menard fut, comme d’habitude, d’invoquer les « 100 millions de morts » du communisme qui devrait imposer le silence de l’élu du PC biterrois, sans qu’on saisisse bien le rapport.

Acte 2 : La provoc’ du maire de Sauvian entraîne une réaction surjouée de son homologue de Béziers

L’ordre du jour avançait malgré tout, Frédéric Lacas ayant invité Jean-Paul Galonnier dans le cadre de sa délégation aux équipements sportifs, à présenter les exposés dont il avait la charge.
Il s’agissait de la dénomination de la piscine du Sud à Sauvian qui selon la volonté de l’Agglo portera le nom d’Alfred Nakache, le nageur d’Auschwitz, dont la Pieuvre a raconté l’histoire exceptionnelle.
Bernard Auriol un rien provocateur – et qui était déjà intervenu pour dire son complet désaccord avec le discours « d’apartheid social » du maire de Béziers – lançait alors : « On n’est pas dans la merde un juif arabe à Sauvian, on ne l’avait pas ça avant. »
Dans un brouhaha peu audible, quelques élus « ménardiens » s’en prenaient au maire de Sauvian. Après un temps… de réflexion et quelques SMS avec ses collaborateurs, Robert Menard demandait des excuses publiques (?) à Bernard Auriol et annonçait que faute de les obtenir, il quitterait la séance… ce qu’il fit, suivi de ses élus et alliés, provoquant la suspension des travaux du conseil.

Cela semble quelque peu surjoué car le maire de Béziers n’avait pas été mis en cause directement par la saillie de Bernard Auriol. Bien sûr, en décryptant les propos de chacun, on peut comprendre que l’évocation d’Alfred Nakache, Français de confession juive né à Constantine dont le régime de Vichy, en abrogeant le décret Crémieux (qui en 1870 avait accordé la nationalité française aux juifs algériens) fit un apatride, risquait de relancer le débat sur la « mixité ethnique ».
Car c’est parce qu’il était de « race juive » qu’Alfred Nakache fut déchu de la nationalité française puis (après dénonciation) déporté à Auschwitz avec sa femme et sa fille qui y périrent en chambre à gaz.

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Robert Ménard, une fois encore rejouait le rôle de « victime » et Bernard Auriol n’était pas mécontent d’avoir publiquement dénoncé le discours d’exclusion du Rassemblement National.

LA SUITE… LE 16 JUILLET

L’ordre du jour n’ayant pas été mené à son terme, il faudra une nouvelle séance – elle se déroulera le mardi 16 juillet à 18h à Villeneuve-les-Béziers – pour y parvenir…

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