« L’expert avait dit six semaines, sauf complication. La chose a pris un an de ma vie ». Le militant écologiste Christian Puech fait référence à la violente agression dont il a été victime en mai 2021, après avoir filmé un homme qui se débarrassait de gravats dans la nature, entre Cournonsec et Montbazin, tout près du massif de la Gardiole. Agression pour laquelle un homme de 32 ans a été condamné ce mercredi à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Montpellier. Le parquet avait requis un an dont six mois ferme.
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Décharge sauvage dans la nature
Christian Puech, qui se présente comme un lanceur d’alerte, se dit animé par un sentiment mitigé, satisfait de savoir que l’homme qu’il a désigné comme étant l’auteur des coups a été condamné, mais frustré de constater que l’atteinte à l’environnement n’a pas été retenue dans cette affaire. Pour autant, cela n’empêchera pas l’homme de 77 ans de « continuer » sa « mission » pour « la défense du bien commun ».
Pas de preuve formelle
Lors du procès, le prévenu, âgé de 32 ans, a nié en bloc être l’auteur de l’agression. En l’absence de preuve formelle, puisque Christian Puech s’est fait volé sa caméra ce jour-là, c’était parole contre parole. « Le tribunal a considéré qu’il y avait suffisamment d’éléments objectifs pour entrer en voie de condamnation, donc on s’en félicite » a réagi Me Jean-Marc Darrigade, l’avocat de Christian Puech.
La condamnation a été assortie d’une obligation de suivre une stage de citoyenneté. Mercredi matin, l’avocate de l’agresseur ne savait pas encore s’il y aurait appel ou non.
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