« Aujourd’hui, plusieurs familles tournent autour de Montpellier, elles s’installent un coup chez moi, un coup à Lattes, un coup à Pérols, un coup à Castelnau et puis elles reviennent à Saint-Jean-de-Védas » décrit François Rio, le maire de Saint-Jean-de Védas. Il estime que la loi dite Besson, la loi sur le droit au logement, qui prévoit notamment un schéma départemental d’accueil des gens du voyage n’est plus adaptée.
« Cette loi était sûrement appropriée dans les années 2000, mais aujourd’hui, elle ne répond plus aux besoins des familles. On a des aires de grand passage qui ne sont pas occupées à 100% et quand on va voir les familles qui sont installées sur nos communes pour leur dire d’aller là-bas, elles nous répondent qu’elles sont fâchées avec untel ou untel et qu’elles ne veulent pas partager le même espace », déplore François Rio.
Le maire de Saint-Jean-de-Védas propose aux autres maires concernés dans la métropole de Montpellier de se retrouver dès le début de l’année 2024 pour travailler sur le sujet, en lien avec les parlementaires. « J’en ai parlé au député Philippe Sorez, il m’a dit qu’il était prêt à nous aider sur la partie législative pour faire évoluer la loi
Plusieurs installations en quelques semaines
François Rio voudrait surtout que la justice soit plus rapide : « Le temps de prendre un avocat, de faire venir un huissier, de lancer la procédure, que le tribunal administratif rende son jugement il y en a au moins pour 15 jours, trois semaines, ensuite ils partent et puis ils reviennent et ça recommence. »
Au mois de novembre, c’est le magasin Picard de la commune qui avait perdu une partie de sa marchandise parce que des caravanes avaient fait disjoncté le réseau électrique. Il y a deux semaines, trois restaurants ont porté plainte après l’installation de gens du voyage sur leur parking. « Quand vous avez des gens qui s’installent, qui vous piquent l’eau et l’électricité, qui font leurs besoins n’importe où ou qui empêchent nos concitoyens d’aller se promener dans un parc ou d’aller faire leurs courses, ce n’est plus possible« , s’agace l’élu.
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