L‘incendie qui a parcouru 1.000 hectares sur le plateau d’Aumelas mardi et mercredi devrait être considéré comme complètement éteint ce vendredi matin. Ce feu a détruit de la garrigue et des chênes verts dans une zone Natura 2000. Il faudra des années pour effacer les traces de ce gigantesque brasier.
Reconnaissance des lieux avec le commandant Didier Grégoire, chef de centre des sapeurs-pompiers de Ganges : le paysage est lunaire, le spectacle désolant…
« On s’aperçoit de ce qu’on n’a pas pu sauver », déplore le commandant Didier Grégoire. Les pistes DFCI, spécialement entretenues pour faciliter le passage des soldats du feu ont pourtant joué un rôle primordial dans la progression des pompiers.
Le sourire du commandant s’efface au fur et à mesure qu’on avance sur le terrain. À Aumelas, village sauvé des flammes, les pompiers ont dû pomper l’eau des piscines pour protéger les maisons. La plupart des habitants ont été évacués pendant 24 heures.
La garrigue dégage une odeur âcre, toute la végétation a été dévastée. Les pompiers ont empêché le feu de sauter l’autoroute A75.
Des drones pour repérer au plus vite les reprises de feu
Jeudi tout la journée, les pompiers ont utilisé des drones pour faire de la reconnaissance, repérer les fumées suspectes. Le département de l’Hérault dispose depuis quatre ans d’une cellule composée aujourd’hui d’une dizaine de drones équipés de caméras thermiques qui permettent de filmer en direct ce qui se passe et d’envoyer les moyens adéquats. Les drones peuvent monter jusqu’à 120 m de haut.
« C’est un drone avec une très très grosse caméra qui permet d’avoir un zoom x 200 et surtout d’avoir une caméra thermique pour justement faire tout ce qui estrecherche de points chauds, explique le lieutenant Olivier Arnaudin, pilote de drone des pompiers. J’ai le retour d’images sur ma tablette, j’enregistre les images et je les envoie au niveau du commandement. Les images de retour drones permettent justement de quantifier et de positionner aussi le dispositif qui se rend sur les lieux. »
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