Après la plainte de l’association de défense des animaux One Voice pour mauvais traitements et élevage illégal, tous les animaux sont en cours d’évacuation. La police et des agents de la protection des populations de la préfecture de l’Hérault, ainsi qu’un magistrat sont sur place. À leur arrivée, le propriétaire des lieux était armé.
Il aura fallu une enquête de One voice, et un reportage télévisé pour que tout s’accélère au refuge L’arche de Noël de Béziers. Son propriétaire, Noël Azzopardi, était soupçonné de maltraitance envers les animaux du refuge ouvert en 1982 près de Béziers.
Après « Quatre décennies de trafic des dizaines de plaintes et de signalement classés. Une saisie avortée il y a cinq ans…. une pétition de 17 000 signatures, les animaux ont été évacués ce jeudi 30 novembre 2023. Après plusieurs jours d’incertitude, la saisie des animaux a enfin été ordonnée. Azzopardi, qui hier encore paradait fièrement sur Facebook, annonçant qu’il avait déposé plainte pour diffamation et se vantant sans sourciller de continuer son business, s’est trouvé pris au dépourvu ce matin à l’arrivée des forces de l’ordre et des associations », annonce One Voice sur son site internet.
Des animaux entassés dans des cages minuscules et pleines d’excréments, des chiens malades, d’autres vivant dans la boue, élevage clandestin… Les membres de One Voice avaient infiltré le lieu en se faisant passer pour des bénévoles et produit des vidéos accablantes des pratiques du responsable et des conditions de vie des animaux.
Les forces de l’ordre, accompagnées de fonctionnaires préfectoraux de la protection animale, de bénévoles et d’un magistrat sont arrivés tôt ce jeudi 30 novembre.
Dans un premier temps, le propriétaire du refuge s’était retranché à l’intérieur. Il était armé. Une fois la situation sous contrôle, les autorités administratives et judiciaires ont pu pénétrer sur le site rapportent nos confrères de Midi libre, présents sur place.
Plus tôt cette semaine, se disant victime de dénonciation calomnieuse, Noël Azzopardi avait envoyé un message à ses « amis » via Facebook en demandant des attestations Cerfa certifiant du bien-être de ses animaux. « C’est la jalousie qui a fait agir les gens parce que j’ai placé 250 chiens par an. » Le lendemain, il jetait l’éponge.
Une centaine d’animaux auraient été évacués parmi lesquels, des reptiles et des chiens qu’il faudra euthanasier tant ils seraient dans un état de santé déplorable.
