« Regardez sur ce plan là, qui a environ 4 ans, on voit bien les impacts de la grêle. Cela va avoir des impact sur la taille des raisins et sur l’apport en sève. On voit d’ailleurs bien la couleur qui change. Les fruits devraient être verts et certains sont noirs », explique Raymond Laurens, propriétaire d’une exploitation viticole familiale au Mas-de-Londres. Comme lui, d’autres agriculteurs ont été touchés par la grêle, ce vendredi 24 juin.
« C’est entre 30 et 80% de perte sur mes 38 hectares de terrain », précise Raymond Laurens, inquiet pour la récolte, surtout « que cette grêle est arrivée tôt. On ne connait pas le temps dans les prochains jours », dit-il. Pour certains domaines héraultais, les dégâts sont encore plus importants : jusqu’à 100% de la production perdue selon les parcelles.
Un nouvel aléa climatique qui a du mal a passer pour Raymond Laurens. « Sur les six dernières années, chez moi, c’est deux gels et deux grêles. La grêle de cette année, le gel des deux dernières années et une grêle en 2016. C’est presque deux années complètes de productions perdues », explique encore Raymond Laurens.
Ce viticulteur espère que l’Etat se penchera enfin sur la question des salaires de agriculteurs, encore trop souvent « soumis aux assurances en cas d’aléas climatiques, pour ceux qui en ont une », selon lui. En attendant, la chambre d’agriculture de l’Hérault a lancé, ce lundi, un recensement de l’ensemble des dégâts pour demander « des allègements de cotisations sociales et d’impôts fonciers non bâti », explique Jérôme Despey, son président.
Les données seront ensuite transmises au ministère de l’Agriculture, qui a lui aussi missionné deux personnes pour évaluer l’ensemble des dégâts sur le territoire national.
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