Son métier d’entraineur ne lui a pas permis de retourner en Arménie ces dernières années, mais l’attachement reste intact chez l’homme de 60 ans, né à Erevan et arrivé très jeune à Marseille avec ses parents.
Un lien d’autant plus fort que Michel Der Zakarian a défendu les couleurs de la sélection arménienne juste avant la coupe du monde 1998, à l’occasion des matchs de qualifications. Six rencontres au total, plusieurs dans la capitale de son pays, pour celui qui est alors le seul joueur de Ligue 1 sélectionné.
Voilà pourquoi la semaine passée, à l’issue de la victoire du Montpellier Hérault à Lorient, Michel Der Zakarian termine sa conférence de presse par ses mots : « Je tenais à faire un clin d’œil à tous les Arméniens qui souffrent dans le Haut-Karabagh. J’espère qu’ils vont bien, et je les embrasse très fort« .
Pas habitué aux déclarations hors foot, Michel Der Zakarian est alors ému. Le coach a encore deux tantes en Arménie, alors qu’une partie de sa famille a émigré à Los Angeles, aux États-Unis, et que ses grands-parents ont fui le génocide au début du siècle dernier.
Il y a quinze jours, Der Zak était aussi venu assister au match entre la réserve de Montpellier et Ardziv, à Grammont, le club des arméniens de Marseille dont il connait très bien le président.
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