Quelques heures avant le choc face à l’Italie, le patron de la défense du XV de France Gaël Fickou assure que les Tricolores ont désormais basculé en mode phases finales.
Ces quinze jours sans match ont-ils été longs ?
On a hâte d’être sur le terrain, oui. Ceci dit, la longue parenthèse à Aix-en-Provence nous a également permis de travailler et de nous préparer au mieux pour ce match si important face à l’Italie. Maintenant, c’est à nous de nous créer de beaux souvenirs dans ce magnifique stade de Lyon.
Justement… Contre l’Italie, à Lyon, ça passe ou ça casse. Etes-vous déjà passés en mode phases finales ?
Oui. C’est un huitième de finale et nous nous attendons demain à un gros combat. Les Italiens ont commis un faux pas contre la Nouvelle-Zélande mais nous savons que contre nous, ils auront à coeur de se rattraper. Mais nous sommes aussi déterminés qu’eux. Il y a quinze jours que nous ne pensons qu’à ce match.
Il y a maintenant plusieurs semaines que vous jouez aux côtés de Matthieu Jalibert. Qu’est-ce que ça change, pour vous, notamment sur l’aspect défensif du jeu ?
On s’adapte à chaque fois pour le placer dans les meilleures conditions possibles. Mais Matthieu est un joueur qui sait aussi défendre. […] Tout dépend, en fait, de la position que l’on occupe sur le terrain : près des lignes, où chargent souvent les joueurs les plus puissants, on décale un peu Matthieu pour rapprocher Jonathan Danty de la zone de contacts. Car il faut jouer avec les qualités de chacun. Offensivement, Matthieu amène beaucoup de variété et d’incertitude.
Pourquoi les Italiens embêtent-ils si souvent les Bleus ?
C’est une équipe avec beaucoup d’ego, beaucoup de caractère… Dès les hymnes, les Italiens se transcendent, qui plus est face à nous, le pays voisin. Nous avons donc tout fait pour nous préparer au mieux au défi qu’ils nous proposeront. A partir de maintenant, c’est mort subite.
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