Un millier de personnes se sont rassemblées à Montpellier ce samedi après-midi. Le cortège a défilé sans débordement depuis le plan Cabanes, dans le quartier Figuerolles jusqu’à la préfecture de l’Hérault en passant par la gare Saint-Roch et la place de la Comédie. Le cortège s’est terminé vers 16 heures, encadré par une trentaine de policiers nationaux.
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Contre les violences policières
Une manifestation à l’appel de nombreuses organisations politiques comme La France Insoumise, le NPA, Génération.s, la Gauche écolo socialiste, les syndicats tels que la CGT, la FSU et le SCUM pour les étudiants mais aussi la Ligue des Droits de l’Homme, Libre Pensée, la Carmagnole, Solidaires Étudiants, Révolution Permanente et le comité de Montpellier des Soulèvements de la Terre.
Tous unis pour dénoncer les violences policières après la mort de Nahel tué par un policier à Nanterre le 27 juin 2023. Un meurtre qui selon les manifestants met en lumière le racisme systémique, les violences perpétrées par la police notamment dans les quartiers populaires et les inégalités sociales « que creuse la politique de Macron« .
Contre la criminalisation des luttes sociales et écologistes
Dans la manifestation, plusieurs pancartes contre « l’Etat autoritaire » ou encore « la criminalisation des luttes écologistes et sociales« , d’anciens gilets jaunes et militants d’adn, Arrêt Du Nuclaire qui dénoncent l’utilisation de loi antiterroriste pour réprimer leurs manifestations, « on est là pour défendre la démocratie qui est en danger avec ce gouvernement » pour Michel. Un peu plus loin, Françoise, anciennement gilet jaune du « rond-point de chez Paulette » vend des badges Stop Armes Mutilantes, « il est inadmissible que les policiers aient des armes létales face à nous, il faut interdire les LBD, on en a ras le bol de toutes ces violences, on ne peut pas nous tirer dessus comme des lapins. On a des mains arrachées, des yeux crevés, on s’est fait gazé, il faut que ça cesse ! »
Des slogans anti police assumés
Les slogans anti police sont assumés, « tout le monde déteste la police, même ton chien » ou encore « police nationale, police du capital, police nationale, impunité totale » et « À bas l’Etat, les flics et les fachos » malgré les menaces du ministre de l’Intérieur de poursuivre les auteurs de ces slogans ou de pancartes, « c’est bien la preuve qu’il y a répression contre la liberté d’expression » souligne Philippe des Soulèvements de la Terre qui continuera à dire « la police tue« , précisant que « quand on parle de la police qui tue, c’est pas un policier, c’est l’institution qui tue. C’est un fait et ce n’est pas un appel à tuer les policiers. » Des propos plus nuancés par Marisol Garcia Vicente la déléguée régionale de la Ligue des Droits de l’Homme, « on ne dit pas que la police assassine, mais que certains policiers ont assassiné, et en tout cas, il y a un racisme, les policiers s’en prennent souvent aux plus vulnérables dont les migrants, c’est cela que nous sommes venus exprimer cet après-midi« .
La députée héraultaise Nupes Nathalie Oziol demande la justice pour tous, justice pour les victimes de violences policières et la justice sociale, « les deux sont liés et on se rend compte que ce sont les habitants des quartiers populaires qui en sont les premières victimes avec notamment le désengagement des services publics« . Des quartiers populaires qui n’étaient pas représentés ce samedi après-midi à Montpellier.
Ce samedi matin, la manifestation a réuni environ 150 personnes à Béziers.
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