Il refusait que son fils porte le masque à l’école : un père de famille jugé à Béziers pour menaces et actes d’intimidation

François Champart était jugé ce lundi 30 mai par le tribunal correctionnel de Béziers pour des mails menaçants envers une enseignante. Ce qu’il réfute.

300 personnes s’étaient rassemblées ce lundi 30 mai devant le palais de justice de Béziers pour soutenir François Champart. L’homme, père d’un élève de CE1, était jugé pour avoir envoyé des mails menaçants à une institutrice. Il contestait l’obligation du port du masque pour son fils scolarisé en primaire.

Il risquait 150000€ d’amende et 3 ans de prison. Il s’est présenté sans avocat.  Il était soutenu par des militants anti-vax et anti-pass sanitaire qui sont restés devant le palais de justice durant tout le procès.

« Le masque est une torture, des enfants se scarifient et se suicident dans les écoles. le masque ne protège pas », s’indigne Patrizia Emo, de l’association Liberté citoyenne, venue soutenir Fançois Champart.

Le procureur qui a fait état de  mails violents, a requis au moins 6 mois de prison avec sursis, le paiement d’indemnités et la privation des droits civiques pour 3 ans à l’encontre du prévenu.

« Il faut que la peur change de camp. On viendra demander des comptes pénalement », aurait notamment écrit le parent d’élève.

« Tout le monde applaudit des deux mains quand il n’y a plus de masque pour les enfants, maintenant, il faut faire en sorte que cela ne se reproduise pas et que si à la rentrée, ils se mettent en tête de nous faire subir la même chose on sera nombreux pour dire « non », réagit le prévenu à la sortie de l’audience.

« Je représente une enseignante en même temps qu’une mère de famille qui a été menacée et qui peut craindre, compte-tenu de l’impact médiatique de cette affaire, d’être identifiée et de subir d’autres faits préjudiciables », rétorque Céline Thil, avocate de l’enseignante.  Elle a demandé 2600€ de dommages et intérêts.

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Fançois Champart  se défend d’avoir diabolisé l’institutrice destinataire de trois mails. Selon lui, l’Education nationale a refusé tout dialogue, argument réfuté par le procureur de la république. Le délibéré a été renvoyé au 27 juin à 14h au tribunal de Béziers.

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