De nouveaux tirs ont éclaté samedi 26 septembre 2026 en début de soirée à Bagatelle, quartier du grand Mirail à Toulouse, sans faire de blessé. Un homme de 32 ans a été placé en garde à vue avant d’être relâché. Ils s’inscrivent dans une série d’épisodes violents liés aux trafics de stupéfiants qui secouent la ville depuis plusieurs mois.
Une fois de plus, des tirs ont retenti samedi 26 septembre 2026, vers 19h30, dans le quartier de Bagatelle, à Toulouse. Selon nos confrères d’Actu.fr, les coups de feu auraient été tirés à l’arme de poing à proximité d’un point de trafic de drogue, entre les rues du Cher et Bouchaga Boualam. Une information confirmée par le parquet de Toulouse, ce lundi 28 septembre.
Aucune victime n’est à déplorer. Alertée par des habitants, la police a interpellé un homme de 32 ans, déjà connu des services de police. « Un individu correspondant au signalement donné par un témoin a été interpellé à proximité sans qu’aucune arme ne soit retrouvée quant à présent, nous précise encore, le parquet de Toulouse qui ajoute que « sa garde à vue a été levée. »
Mais des recherches et analyses se poursuivent dans cette affaire.
Une autre fusillade avait éclaté en mai dernier dans ce même secteur. Un homme d’une vingtaine d’années avait été gravement blessé. Deux hommes avaient été là aussi arrêtés.
Ce nouvel épisode de violence démontre l’état de tension qui règne dans le secteur du Grand Mirail sur fonds de narcotrafic.
Le 15 septembre dernier, un jeune homme de 18 ans était tué au bas d’un immeuble du quartier de Bellefontaine près d’un autre point de deal. Quatre jours plus tard, d’autres coups de feu sont échangés dans ce secteur sans faire de blessés.
Dix jours auparavant, dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 septembre, un jeune homme de 23 ans a été tué par balle devant une école maternelle dans le quartier de la Faourette, cette fois.
Au total, on dénombre cinq homicides volontaires liés au trafic de drogue, à Toulouse. « Deux sont élucidés et les personnes mises en cause sont sous les verrous. elles sont présumées innocentes mais elles seront jugées et le Parquet estime qu’il y a des charges suffisamment importantes contre elles, » a annoncé, David Charmatz, procureur de la République de Toulouse, le 24 septembre sur les ondes de nos confrères d’Ici Occitanie.
Révoltés par ces fusillades à répétition dans le quartier du Mirail où ils ont grandi, d’anciens habitants engagés dans la vie publique ou associative de ces quartiers prioritaires viennent de lancer une pétition baptisée « nos quartiers veulent vivre en paix ». Lancée par Ali Tehar (ancien candidat sur la liste écologiste d’Antoine Maurice aux élections municipales de 2014), Abdé Moumeni, ancien médiateur, et Mohamed Hamami (conseiller régional membre de la commission solidarité, égalité et inclusion), elle vise à réclamer aux pouvoirs publics « des actes » et une stratégie durable mêlant sécurité, prévention, médiation et proximité, pour refuser que « la violence devienne une fatalité ». La pétition a recueilli plus de 14 000 signatures à ce jour.
