Ce dimanche 27 septembre, la messe du pape Léon XIV à Lourdes (Hautes-Pyrénées) a été marquée par un afflux massif de pèlerins. Débordés, les organisateurs ont stoppé l’accès à l’esplanade. Des milliers de fidèles ont raté le début de la célébration.
Des barrières partout, un filtrage à l’entrée, puis un coup d’arrêt. Ce dimanche matin, à Lourdes, l’accès à la messe en plein air célébrée par le pape Léon XIV a été brusquement fermé face à l’afflux de fidèles.
Sur place, notre journaliste Clément Bernet a constaté une foule très dense. De nombreux pèlerins, parmi lesquels des familles avec enfants et des personnes en fauteuil roulant, sont restés bloqués aux abords de l’esplanade, face à la basilique. Selon le Sanctuaire, entre 20.000 et 30.000 personnes n’auraient pas pu accéder à la célébration. « Ça nous dépasse un peu tous« , reconnaît sur franceinfo David Torchala, directeur de la communication du Sanctuaire de Lourdes.
Le dispositif prévoyait un accès filtré à l’esplanade, entièrement barriérée. Mais face à l’arrivée massive de pèlerins en peu de temps, les organisateurs ont décidé de bloquer les entrées. Conséquence : une partie des fidèles a manqué le début de la messe. Dans la foule, la tension est montée. Certains se plaignaient de mouvements de poussée, dans une assistance où se trouvaient des enfants et des personnes à mobilité réduite. Au début de la célébration, environ 120.000 personnes auraient été présentes, pour 150.000 attendues dans cette ville de 13.000 habitants.
Le Sanctuaire reconnaît avoir été dépassé par l’ampleur de l’événement. « C’est dix fois les fréquentations que nous avons d’habitude » lors des grandes célébrations, souligne David Torchala, pour qui « la venue du pape à Lourdes, c’est un événement planétaire« . Submergés par les demandes, les organisateurs avaient déjà dû fermer les inscriptions « à contrecœur », faute de place. « On a été pris d’assaut« , résume le directeur de la communication, qui évoque un « savoureux mélange de joie et d’inquiétude parce qu’il faut arriver à se frayer un chemin« . Pour entrer, « c’est la chasse au badge, au pass, au bracelet« .
Quelques 900 bus de pèlerins ont afflué à Lourdes ces dernières heures. Faute de place en ville, « les axes routiers entre les villes nous servent de parking pour laisser les bus« , explique David Torchala. Le but affiché est de « permettre à tous de pouvoir vivre le pèlerinage« , en particulier « les personnes malades et handicapées ». Plus de 2 000 personnes malades participent au rassemblement.
